Bonus réparation : Barème 2026 par appareil (électroménager, high-tech, textile) et comment l'obtenir en 3 étapes Lecture : 14 min
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Bonus réparation : Barème 2026 par appareil (électroménager, high-tech, textile) et comment l'obtenir en 3 étapes

Le bonus réparation déduit automatiquement une somme fixe de votre facture chez un réparateur labellisé, pour l'électroménager, le high-tech et le textile (vêtements et chaussures). Voici le barème réel 2026, appareil par appareil, et la marche à suivre en 3 étapes pour l'obtenir.


Faire réparer plutôt que jeter coûte souvent moins cher qu'on ne le pense, grâce au bonus réparation. Ce dispositif public déduit automatiquement une somme fixe de votre facture chez un réparateur labellisé, pour l'électroménager, le high-tech, les vêtements et les chaussures. En 2026, les montants ont été revalorisés et la liste des appareils éligibles s'est encore élargie. Voici les chiffres réels catégorie par catégorie, et la marche à suivre en 3 étapes pour en profiter dès votre prochaine panne.

Le principe : une remise immédiate, sans papiers à remplir

Le bonus réparation est né de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC). Lancé en décembre 2022 pour l'électroménager et l'électronique, puis étendu aux vêtements et chaussures le 7 novembre 2023, il fonctionne toujours de la même façon : le réparateur labellisé déduit lui-même le montant du bonus sur votre facture, avant même que vous ne payiez. Vous n'avez ni formulaire à envoyer, ni justificatif à conserver, ni remboursement à attendre. C'est le professionnel qui se fait ensuite rembourser par l'éco-organisme concerné, en principe sous 15 jours.

Depuis la revalorisation entrée en vigueur début 2024, le nombre de produits couverts est passé de 49 à 73, et les montants de 5 appareils du quotidien (lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, aspirateur, téléviseur) ont doublé. Une nouveauté récente concerne aussi la casse accidentelle : un écran de smartphone fissuré ouvre désormais droit à 25 € de bonus, alors que ce type de dommage était auparavant exclu.

Comment l'obtenir ? La démarche en 3 étapes

La première étape consiste à trouver un réparateur labellisé près de chez vous, via l'annuaire QualiRépar d'ecosystem pour l'électroménager et l'électronique, ou l'annuaire des réparateurs labellisés Refashion pour les vêtements et les chaussures. Seuls ces professionnels certifiés peuvent appliquer la déduction.

 

La deuxième étape se déroule chez le réparateur lui-même. Il évalue la panne, confirme que votre appareil ou votre vêtement entre bien dans la liste des produits éligibles, puis réalise la réparation. C'est lui qui calcule le montant du bonus applicable selon le type de panne ou de retouche.

La troisième étape est la plus simple : vous réglez une facture déjà réduite du montant du bonus. Aucune avance de trésorerie, aucun compte à créer, aucun code à saisir. Si vous avez déjà eu l'occasion de réparer un appareil vous-même ou de passer par un repair café, vous savez que la difficulté est souvent de trouver le bon interlocuteur : l'annuaire officiel règle ce problème en un clic.

 

 

Les montants réels pour l'électroménager et le high-tech

Les montants varient selon la catégorie de l'appareil :

  • Le gros électroménager du quotidien bénéficie des sommes les plus élevées : 50 € pour un lave-linge, un lave-vaisselle ou un sèche-linge, et jusqu'à 60 € pour un téléviseur.
  • Les appareils de milieu de gamme, comme un réfrigérateur, une cuisinière, un four, une tablette, un smartphone ou un aspirateur, ouvrent droit à une remise de 25 à 30 €.
  • Les petits appareils électroménagers, tels qu'une cafetière, un grille-pain, une bouilloire, un fer à repasser ou un sèche-cheveux, sont couverts à hauteur de 15 à 20 €.
  • Côté informatique, un ordinateur portable ou fixe donne droit à 50 €, une imprimante ou un scanner à 35 €, et un écran à 30 €.
  • Les outils de jardin et de bricolage électriques, comme une taille-haie ou une perceuse, bénéficient de 15 à 20 €, tout comme les vélos et trottinettes électriques.

Ces réductions concernent des pannes réelles empêchant le fonctionnement normal de l'appareil : un défaut purement esthétique, un problème logiciel ou une simple pièce consommable, comme une batterie amovible, restent exclus du dispositif.

Les montants pour les vêtements et les chaussures

Pour le textile, les montants sont plus modestes mais couvrent des réparations très courantes :

  • Une couture défaite ou un rapiéçage se situe autour de 6 à 8 €,
  • Un trou ou un accroc à 7 €,
  • Une fermeture éclair de 8 à 15 € selon sa complexité,
  • La remise en état d'une doublure de 10 à 25 €.
  • Pour les chaussures, un patin ou un talon se négocie autour de 7 à 8 €,
  • Un ressemelage complet peut atteindre 25 € en cuir.

Une règle encadre l'ensemble : le bonus ne peut jamais dépasser 60 % du prix TTC de la réparation, même lorsque plusieurs interventions sont cumulées sur un même article.

Les sous-vêtements, le linge de maison, les articles en cuir ou en fourrure, ainsi que les vêtements techniques de sport à usage occasionnel, restent hors du champ du dispositif.

Nos conseils de base pour réparer un vêtement soi-même permettent de repérer facilement le type de réparation dont vous avez besoin avant de pousser la porte d'un atelier labellisé.

Un dispositif qui a déjà fait ses preuves

Les chiffres confirment l'intérêt du dispositif. Depuis son lancement, le bonus réparation a financé près de 1,9 million de réparations d'appareils électriques et électroniques, pour un montant total versé de plus de 62 millions d'euros, soit une aide moyenne de 33 € par réparation. Le réseau compte désormais près de 8 900 points de réparation labellisés sur tout le territoire, outre-mer compris. Côté textile, Refashion recense de son côté 1,7 million de réparations financées depuis l'ouverture du dispositif.

Avant de vous décider entre réparation et remplacement, gardez en tête qu'un appareil bien entretenu tombe aussi moins souvent en panne : nos astuces pour éviter les pannes d'électroménager limitent le recours à la réparation elle-même. Et si la réparation s'avère finalement impossible, les appareils reconditionnés restent une alternative bien plus économe en ressources qu'un achat neuf. Dans tous les cas, réparer reste le geste le plus simple pour lutter concrètement contre l'obsolescence programmée, et le bonus réparation rend ce choix presque toujours le plus économique.

 

Questions fréquentes sur le bonus réparation

Les cas particuliers que les lecteurs rencontrent une fois devant leur réparateur, au-delà des montants et des trois étapes.

Le bonus réparation est-il cumulable avec la garantie ou une assurance ?

Non. Le dispositif ne s'applique qu'aux pannes situées hors garantie légale, hors garantie commerciale et hors contrat d'assurance. Si votre appareil est encore couvert, la réparation doit normalement être gratuite ou prise en charge par l'assureur, et le bonus ne s'ajoute pas à cette prise en charge. Il intervient uniquement quand vous payez la réparation vous-même, de votre poche.

Puis-je bénéficier du bonus plusieurs fois dans l'année ?

Oui, il n'existe aucun plafond annuel par foyer. Chaque réparation éligible, réalisée chez un réparateur labellisé, donne droit à sa propre déduction, que ce soit pour le même appareil qui retombe en panne ou pour des objets différents. Seul le plafond de 60 % du prix TTC s'applique, réparation par réparation.

Le bonus réparation concerne-t-il aussi les vélos et trottinettes électriques ?

Oui. Les vélos à assistance électrique, trottinettes électriques, hoverboards et gyroroues font partie des produits couverts, avec une déduction généralement comprise entre 15 et 30 € selon la panne. La condition reste la même : passer par un réparateur labellisé, ici souvent un atelier de cycles agréé plutôt qu'un magasin d'électroménager.

Aucun réparateur labellisé n'est disponible près de chez moi : que faire ?

Élargissez d'abord votre recherche dans l'annuaire officiel, car de nouveaux professionnels se labellisent régulièrement. Si aucune solution locale n'existe, la réparation à distance est éligible depuis les dernières évolutions du dispositif : certains réparateurs labellisés proposent un envoi postal de l'appareil ou du vêtement, le bonus s'appliquant alors normalement sur la facture retournée.

Les grandes enseignes comme Darty ou Boulanger appliquent-elles aussi le bonus ?

Oui, dès lors que leur service de réparation est lui-même labellisé QualiRépar, ce qui est le cas des ateliers Darty et Boulanger dans la majorité de leurs magasins. La déduction fonctionne alors exactement comme chez un artisan indépendant. Vérifiez simplement le statut labellisé au moment du dépôt, un même magasin pouvant proposer plusieurs services de réparation dont certains ne sont pas éligibles.

Qui finance réellement le bonus réparation ?

Le principe est celui du pollueur-payeur. Les fabricants d'appareils électriques, électroniques et textiles versent chaque année une éco-contribution aux éco-organismes agréés, ecosystem pour l'électroménager et le high-tech, Refashion pour le textile. Ce sont ces fonds collectifs qui remboursent ensuite les réparateurs labellisés, sans qu'aucune ligne budgétaire ne provienne des impôts.

Le montant est-il le même partout en France, y compris outre-mer ?

Oui, le barème est national et identique quel que soit le département, outre-mer compris. Le réseau de réparateurs labellisés reste toutefois plus dense dans les grandes agglomérations : c'est justement pour cette raison que la réparation à distance a été ouverte, afin que le dispositif reste accessible loin des grandes villes.

Le réparateur me dit que la réparation coûte presque aussi cher qu'un appareil neuf : que faire ?

C'est un motif de refus légitime : le bonus ne rend pas rentable une réparation qui ne l'était pas. Demandez toujours un devis écrit avant d'accepter, et comparez-le à l'indice de réparabilité affiché sur les appareils neufs équivalents, qui donne une idée du coût de réparation attendu par le fabricant lui-même. Si la réparation n'est vraiment pas justifiée, un appareil reconditionné reste l'alternative la plus économe en ressources.

 


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