Consommation alternative : les nouvelles tendances Lecture : 11 min
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Consommation alternative : les nouvelles tendances

Depuis plus de 50 ans, la France est tombée dans un système de surconsommation. L’opulence des produits quotidiens et leur disponibilité immédiate en grandes surfaces ne permettent plus de prendre du recul et d’apprécier la valeur des choses. En situation de crise face à l’urgence climatique et écologique, des modes de consommations alternatifs ont été mis en place.


Depuis plus de 50 ans, la France est tombée dans un système de surconsommation. L’opulence des produits quotidiens et leur disponibilité immédiate en grandes surfaces ne permettent plus de prendre du recul et d’apprécier la valeur des choses. En situation de crise face à l’urgence climatique et écologique, des modes de consommations alternatifs ont été mis en place. Le véganisme, le zéro déchet, le vrac, etc. Quelles sont ces tendances, à qui sont-elles adressées et sont-elles réellement salvatrices ?

Comment la société de consommation s’est approprié le monde

En réalité, rien n’est nouveau… Tout n’est qu’un éternel recommencement. À l’origine, les ressources étaient telles, qu’il était impossible de manger de la viande à tous les repas. On ne faisait pas de courses à proprement dit, on faisait le marché, ou l’on vivait de ce que l’on produisait.

À l’après-guerre, tout s’est accéléré. Les supermarchés sont nés. Leurs rayons n’étaient jamais vides. Des conditionnements ont été proposés aux consommateurs pour rendre le produit plus attrayant. Les prix étaient devenus plus intéressants. Bref, tout a été mis en place pour offrir du choix. Et la télévision a été un vecteur important dans ce virage à 180 degrés.

surconsommation

Les gens n’avaient qu’à se rendre à un seul endroit pour trouver absolument tout le nécessaire, limitant les efforts, les coûts, mais surtout décuplant les envies. Alors que l’on consommait pour vivre, la tendance s’est brutalement inversée pour finalement vivre pour consommer. Cela a inévitablement engendré des problématiques :

– la production n’a cessé d’augmenter,
– la concurrence a forcé la délocalisation et la fermeture d’usines,
– les gens ne connaissent plus la valeur des choses,
– la planète est saccagée pour répondre aux besoins des consommateurs,
– des vérités gênantes sont passées sous silence,
– pour maintenir l’offre, les produits de consommation perdent en qualité,
– une grande partie de la population présente un surpoids,
– etc.

La prise de conscience et le retour vers une consommation alternative

Depuis quelques années, les conséquences restées sous silence font surface. À l’heure où la Terre est à bout de souffle, le monde se réveille enfin. Les esprits les plus clairvoyants tentent d’alerter une population humaine apathique, se refusant de changer quoi que ce soit à ce confort estimé mérité. Alors, des initiatives individuelles naissent, comme ces diverses idées de consommation alternatives.

Le réchauffement climatique détraque les saisonnalités, 60 % des animaux sauvages ont disparu en 40 ans, des continents de plastique naissent dans les océans… L’Homme court à sa perte, entraînant avec lui la planète et tous ses locataires.

Un message qui passe, mais pas toujours auprès des bonnes personnes

Cette constatation est aujourd’hui relayée par tous les médias du monde. La plupart des terriens connaissent les dangers de la surconsommation, mais rares sont les prises de position influentes. En France, les divers gouvernements en place ne cessent de promettre, sans agir. En 2018, le mouvement #OnEstPret a permis de recueillir historiquement 2 millions de signatures pour porter la non-action gouvernementale devant les tribunaux. 

Les générations actuelles sont les dernières à pouvoir changer la donne et permettre aux futures d’avoir un avenir décent. Pour cela, certains sacrifices sont obligatoires. Sacrifices que trop peu sont prêts à concilier…

Alors, pendant que quelques-uns sont conscients que ce n’est qu’à leur humble niveau que les choses peuvent avancer, une mini-révolution de consommation alternative se prépare. Celle-ci se passe dans l’assiette, dans la maison, dans la rue, dans les habitudes, dans les placards, etc. Chacun, à sa manière, trouve le moyen d’apporter un peu de répit à la planète, cela en optant pour une consommation alternative. Mais ces actions seront-elles suffisantes ?

Les nouveaux modes de consommation alternative

L’Homme, tel un grand maniaque, aime ranger les gens dans des cases. Cela lui permet, entre autres, de se situer et d’exister en tant que tel. Pour cela, il a attribué des noms à divers modes de consommation alternatives : véganisme, flexitarisme, zéro déchet, minimalisme, tendance du vrac, écolo, etc. Si elles sont toutes différentes, elles ont pour point commun de prendre naissance dans la prise de conscience écologique. Voici quelques tendances passées à la loupe.

Le véganisme

Système de consommation alternative qui prend beaucoup d’ampleur, le véganisme exclut tout aliment d’origine animale et se soucie du bien-être animalier tout autant que de la planète. Parfois assimilés à des « terroristes » à cause de leurs techniques de persuasion parfois incisives, les végans pensent que chaque vie est importante. En ce sens, la surexploitation animale, tout comme celle de la planète est inacceptable.

vegan burger

Ils condamnent les violences animales dans l’assiette, mais aussi au travers des vêtements (en ne portant aucune fibre émanant des animaux) et des cosmétiques (en optant pour des produits sans éléments d’origine animale et sans tests sur animaux). Ils militent pour un monde plus vert, dans lequel aucune maltraitance de quelle que sorte qu’elle soit ne soit prodiguée.

Le flexitarisme

flexitarien

Véritable prise de conscience, la consommation alternative flexitarienne concerne tout un chacun. Les flexitariens sont conscients des violences subies par les bêtes dans les abattoirs et de l’impact écologique de l’élevage, etc. Dans leur assiette, cela se traduit par une présence de viande moins fréquente. Un flexitarien se définit comme étant un consommateur libre de ses choix et engagements. 

Le zéro déchet

Le zéro déchet est une tendance ancestrale. Autrefois, les denrées étant rares, elles étaient utilisées de A à Z pour ne pas gaspiller. La consommation était modérée et venait couvrir un besoin vital. La lumière faite sur le gaspillage alimentaire actuel a permis de relancer la tendance du zéro déchet.

En effet, les ménages jetteraient plus de denrées que les restaurateurs ou les enseignes alimentaires. Cela a engendré une prise de conscience chez certaines personnes, considérant que jeter ne devait plus être un acte anodin.

déchets

La consommation alternative du zéro déchet a envahi la cuisine, mais également les autres pièces de la maison. Via le DIY, de plus en plus de ménages y retrouvent leur compte en confectionnant leurs propres produits ménagers, en réutilisant les bouteilles en verre, les rouleaux de papier toilette ou tout autre bien voué à être détruit.

Concrètement, pour une consommation alternative en zéro déchet, les aliments sont achetés en vrac et stockés dans des bocaux en verre, les vêtements ne sont plus achetés neufs, mais chinés dans des brocantes ou sur des sites spécialisés, les aliments sont compostés, etc.

Le minimalisme

Plus l’on possède et plus l’on a de pouvoir sur les autres. Cette phrase est le reflet de la société actuelle. Certaines personnes, débarrassées du regard accusateur des autres ont opté pour une philosophie plus raisonnable : le minimalisme. Emprunté aux Japonais, ce mode de vie a envahi la planète. Il faut être fort pour se détacher des chaînes de la consommation et pouvoir vivre « sans ». Mais ceux y étant parvenus ne referaient machine arrière pour rien au monde.

simplicité

Le mode de consommation alternatif minimaliste tend à mettre les gens à nu dans leur vie pour ne garder que l’essentiel. Du placard à la décoration, jusque dans la façon de cuisiner, tout est restreint. L’impact écologique est présent puisque cela ne conduit pas à la surconsommation et donc, à la surproduction. Ainsi, inutile de perdre du temps devant sa garde-robe chaque matin, inutile de se demander quoi préparer à manger, le temps gagné sert à passer des moments en famille ou pour soi. Un bonheur qui n’a pas de prix !

La tendance du vrac

Le plastique est un fléau. Pourtant, encore aujourd’hui les grandes surfaces vendent leurs fruits et légumes bio emballés… Las de subir, quelques épiceries et enseignes ont décidé de passer à la consommation alternative en vrac. Ainsi, le client est libre de choisir non seulement ses aliments, mais également la quantité souhaitée. Il ne favorise plus la production et la consommation de plastique. Le vrac permet également une économie palpable, puisque le coût de l’emballage est déduit.

Thé vrac

Cette consommation alternative est intimement liée au zéro déchet. Révolutionner les mœurs en termes de produits et de conditionnement, telle est l’ambition du vrac. Autrefois, cela fonctionnait très bien, les aliments étaient moins gâchés et avec le vrac, il est plus simple de ne pas surconsommer. En février a lieu le challenge « le mois sans supermarché », afin d’encourager les gens à revenir aux fondamentaux (marchés, épiceries en vrac, DIY, etc.).

Les écolos

Un écolo est une personne soucieuse de la planète et de ses habitants. C’est quelqu’un qui pensera à l’impact de ses faits et gestes sur la nature et qui s’opposera à une consommation abusive. Mais c’est aussi quelqu’un qui sera très souvent en contradiction avec ses convictions. En effet, le monde impose des dictats auxquels il sera la plupart du temps enchaîné. Difficile aujourd’hui de ne pas posséder de téléphone portable ou de véhicule. Difficile encore de ne pas prendre l’avion.

Nicolas Hulot

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Nicolas_Hulot_-_Huma_2008,_6415_(cropped).jpg, Olivier Tétard)

Les vrais écologistes existent et sont souvent appelés « babas cools ». Ce sont des personne s ayant un impact sur la faune et la flore quasi néant. Ils vivent de ce qu’ils produisent et s’autosuffisent. Ils font partie de la société de consommation, mais n’y adhèrent pas.

Aujourd’hui, il n’est plus possible de penser à l’avenir sans que l’on soit consigné, par erreur, dans la catégorie « écolo ». En réalité, ne devrions-nous pas tous être écolos ? Ne devrions-nous pas tous nous soucier de l’avenir des générations futures et du monde qui leur sera laissé ? Ne devrions-nous pas être tous des citoyens conscients ?