Comment s’habiller plus écolo, plus responsable ? Lecture : 4 min
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Comment s’habiller plus écolo, plus responsable ?

Adopter une façon de consommer plus responsable est désormais une nécessité si l’on veut réduire significativement notre impact sur l’environnement. Lorsqu’il s’agit de s’habiller, comment changer nos habitudes ? On vous donne des clés dans cet article pour que la protection de la planète de se fasse pas au détriment de votre style.


L’industrie textile est responsable d’une grande partie de la pollution planétaire. La façon dont on achète nos vêtements a un impact sur l’environnement. Mais se saper plus responsable est-ce forcément renoncer à être à la mode ? Et comment repérer les vêtements fabriqués de façon respectueuse ? On vous donne quelques conseils dans cet article pour passer en mode responsable.

Arrêter d’acheter « jetable »

La nouvelle habitude qui est peut-être la plus facile à adopter, c’est d’arrêter d’acheter plein de vêtements pas chers de mauvaise qualité dans des grandes enseignes qui font fabriquer en Chine, en Inde, au Pakistan ou au Bangladesh. Oui, les vêtements sont sympas et fashion, mais c’est le même principe qu’avec des objets jetables et de mauvaises qualités, les marques cherchent à nous faire consommer plus. Le t-shirt à 10 euros dure rarement plus d’une saison : le tissu se détend, la couleur passe, il se démode vite… et on se sent obligé d’aller en acheter un autre.

Je passe en mode « Slow Fashion »

La Slow Fashion, c’est quoi ? C’est justement l’inverse. Plutôt que d’acheter plein de sapes pas chères et d’avoir une armoire qui déborde, j’achète moins, des basiques que je mettrai super longtemps, qui se marie facilement avec ce que j’ai déjà et surtout j’achète de la bonne qualité.

Certaines personnes adoptent aussi un mode « minimaliste » avec vraiment le strict nécessaire. En gros, ils ont 2 pantalons 3 t-shirts et 3 culottes. C’est un peu extrême, mais parfait quand on n’aime pas choisir ses vêtements le matin !

Acheter d’occasion, vendre ou troquer les vêtements

Quand on aime la mode, changer de vêtements, il existe de plus en plus de magasins ou de sites internet d’achat et de vente de fringues d’occasion. Attrait de la nouveauté et seconde vie des vêtements, quoi de mieux ?

Une autre option super sympa, s’organiser des aprèms troc entre amis ou avec les voisins/voisines du quartier. Chacun apporte ce qu’il/elle ne veut plus mettre et on s’organise à 2, à 3…

Privilégier les matières naturelles

Quand on en arrive au choix des matières, tout se complique un peu. L’avantage des matières naturelles comme le coton, le lin, le bambou, c’est qu’elles sont biodégradables. Mais leur impact sur la planète dépend aussi des conditions dans lesquelles elles ont été produites.

Pour faire simple dans un premier temps, il faudrait choisir du coton ou du lin bio, fabriqué en France.

Si vous ne pouvez pas savoir sur l’étiquette où a été produit le vêtement et dans quelles conditions, n’hésitez pas à contacter le siège de la marque. Si en tant que clients nous demandons de plus en plus d’informations et de transparence, les marques s’y mettront de plus en plus.

Les labels : que garantissent-ils ?

Des labels permettent de repérer rapidement des vêtements responsables. Les labels éthiques et durables les plus importants sont FWF, Fairtrade, Ecolabel, GOTS et Oeko-Tex 100. L’attribution d’un label à une marque ne se fait pas toujours en tenant compte des mêmes critères. Le cahier des charges n’est pas le même. Par exemple, l’écolabel européen est donné aux vêtements produits dans le respect de l’environnement, mais l’utilisation de coton certifié biologique n’est pas nécessaire.

Le GOTS (Global Organic Textile Standard) en revanche, requiert 70 % de matière « bio » dans le vêtement, prend en compte les conditions de production et garantit qu’aucun enfant ne travaille sur la chaine de production.

Avec la présence du label Oeko Tex 100, on est assuré d’avoir un vêtement sans métaux lourds, sans pesticides, mais l’organisation ne tient pas compte des conditions de travail de ceux qui produisent le vêtement.

Pour en savoir plus, chaque label a son propre site internet où sont expliquées les conditions d’attribution.