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La naissance exceptionnelle d’un Langur de François au Jardin zoologique de Besançon Lecture : 3 min
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La naissance exceptionnelle d’un Langur de François au Jardin zoologique de Besançon

Le 18 mars 2020, les soigneurs du Muséum de Besançon ont assisté à la naissance d’un Langur de François, un petit singe dont l’espèce est menacée. Zoom sur cet événement rarissime.

Les spécialistes estiment qu’il ne resterait que 2000 singes Langur de François vivant à l’état sauvage dans le sud-ouest de la Chine et au nord-est du Viêtnam. C’est pourquoi une naissance est toujours une excellente nouvelle ! Cette fois, c’est au Muséum de Besançon, dont le Jardin zoologique est mondialement reconnu pour son savoir-faire en matière de conservation et de reproduction des espèces menacées, qu’est né ce petit singe.

Carnet rose : un bébé Langur de François est né le 18 mars 2020

C’est au Muséum de Besançon, une institution zoologique spécialisée dans la conservation et la reproduction des espèces menacées qu’à eu lieu la naissance d’un bébé Langur de François. C’est seulement la 5e fois au monde que l’on assiste à une naissance en captivité du petit de ce singe venu d’Asie. 

À l’état naturel, les Langur de François vivent dans certaines régions de Chine et du Viêtnam, dans des grottes creusées par la pluie et dans des falaises de calcaire. L’espèce est gravement menacée par l’agriculture, l’industrie minière et le braconnage (pour être utilisés dans la préparation de remèdes en médecine traditionnelle chinoise). Dans la nature, il n’en resterait que 2000 environ et 133 individus sont répartis dans des centres zoologiques spécialisés dans la conservation et la reproduction des espèces menacées dans le monde. 

Le bébé est né avec un pelage roux, qui disparaîtra progressivement en quelques semaines. Adultes, les Langur de François sont reconnaissables à leur pelage noir, avec juste 2 zones de poils blancs qui ressemblent à des favoris sur leurs joues. 

Préserver les animaux dans des zoos, pourquoi ? 

On peut se poser la question de l’utilité et de l’éthique derrière la conservation d’animaux qui appartiennent à des espèces menacées dans des zoos. 

Le but, ne serait-il pas plutôt d’assurer leur survie dans leur habitat naturel ? C'est une question que s’est posée Laurence Paoli, qui a travaillé en collaboration avec de nombreux parcs zoologiques pendant 25 ans, un peu partout dans le monde. Pour écrire son livre, « Zoo, un nouveau pacte avec la nature », Laurence Paoli, a effectué des enquêtes dans des établissements zoologiques, mais aussi auprès des organismes de conservation. 

« Les parcs animaliers ont trois missions : la conservation, la recherche et la pédagogie. La préservation des espèces menacées est l’objectif ultime. Aujourd’hui, 31 espèces disparues de la nature prospèrent en captivité, et des programmes de réintroduction sont en cours pour 6 d’entre elles »,

a-t-elle expliqué.

Depuis des années, les zoos travaillent sur la reproduction des espèces menacées autour de « programmes d’élevages » en concertation avec plusieurs zoos. Une banque de données partagée permet de répertorier les animaux de chaque parc animalier en fonction de critères comme l'âge, l'origine ou le nombre.