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Les vêtements bientôt notés de A à E selon leur impact sur l'environnement Lecture : 4 min
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Les vêtements bientôt notés de A à E selon leur impact sur l'environnement

Les consommateurs sont plus nombreux à vouloir connaître l’impact des vêtements qu’ils achètent sur l’environnement. Pour répondre à cette demande de plus en plus pressante, l’industrie de la mode et le gouvernement travaillent à l’instauration d’un système de notation allant de A à E. Une note environnementale qui devrait bientôt être étiquetée sur nos vêtements. Le point dans cet article.

Le 11 février 2020, la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson a réuni l’ADEME ainsi que soixante-dix acteurs de l’industrie de la mode pour commencer à travailler sur un système de notation des vêtements neufs allant de A à E en fonction de leur impact écologique. Cette note environnementale a pour but de permettre au consommateur d’effectuer des achats en toute connaissance de cause et de pousser l’industrie du textile, la 2e plus polluante au monde, à se tourner vers des façons de produire plus respectueuses de l’environnement. Explications.

Vers plus de transparence sur l’impact environnemental des vêtements

« Nous allons travailler avec les équipes du ministère et les entreprises privées pour asseoir une méthodologie solide qui permettra de donner une note environnementale à chaque vêtement », a déclaré la secrétaire d’État Brune Poirson.

Mardi 11 février, elle avait réuni 70 acteurs de la mode, parmi lesquels des représentants du luxe comme le groupe LVMH, mais aussi de la grande distribution comme Système U ou H&M, pour discuter de la mise en place de ce système de notation. 

« L’objectif est que d’ici 18 mois cette méthodologie sorte, qu’elle fasse l’objet d’un décret d’application et qu’elle soit mise en œuvre dans la foulée, avant la fin du quinquennat », a précisé Mme Poirson.  

L’idée est de répondre à une demande croissante des consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à vouloir connaître l’origine et l’impact des vêtements qu’ils achètent, en toute « transparence ». Un système de notation de A à E comme il en existe déjà pour l’alimentation (Nutriscore) ou pour l’électroménager permettrait « d’éviter des pratiques qui pourrait s’apparenter à du greenwashing », a-t-elle ajouté. 

Quels seront les critères pris en compte pour noter les vêtements ?

Pour classer les vêtements neufs du plus vertueux (A) au moins respectueux pour l’environnement (E), il va falloir travailler à un cahier des charges strictes et mettre en place des critères de notation précis. 

Selon un article publié sur le site de l’Express, il apparait que ce système de notation reposerait sur l’évaluation de 9 points :

« Émissions de gaz à effet de serre, impact sur les ressources énergétiques, impact sur les ressources minérales, consommation d’eau, toxicité aquatique, eutrophisation, acidité dans l’eau, pollution photochimique et impact sur la biodiversité ».

Tout le cycle de vie du produit serait alors pris en compte, de sa production à sa fin de vie. 

La France veut montrer l’exemple au niveau européen

Dans un premier temps, la notation écologique du vêtement sera affichée sur la base du volontariat. Des entreprises comme Décathlon ou la marque de vêtements pour enfants Okaïdi font déjà des expérimentations. 

Pour que l’affichage de la note environnementale sur les vêtements devienne obligatoire, il faudra que ce soit imposé au niveau de l’Union européenne.

« Le droit de la consommation est européen, donc les pays n’ont pas la marge de manœuvre suffisante pour imposer une telle mesure. Mais cette note deviendra obligatoire, car l’Union européenne en a fait une priorité et la France va conduire les discussions sur le sujet », a assuré le cabinet de Brune Poirson.  

En attendant, les associations de défense de l’environnement se félicitent de cette démarche qui va dans le bon sens.

« Il faudra s’assurer qu’il s’agit bien d’une information vérifiée, et qu’elle soit vérifiable et traçable, avec des contrôles et des sanctions, car on ne peut pas faire reposer la responsabilité environnementale sur le seul consommateur », comme l’a souligné Éléonore Kubik de l’association France Nature Environnement.