6 protections périodiques alternatives, plus écologiques et plus saines Lecture : 9 min
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6 protections périodiques alternatives, plus écologiques et plus saines

Être une femme peut représenter un lourd fardeau au quotidien. Et principalement quelques jours par mois. Contraintes d’assumer des sautes d’humeur, des douleurs tordantes ou divers autres désagréments, les femmes doivent en plus adopter des protections périodiques polluantes et dangereuses pour leur santé.

Être une femme peut représenter un lourd fardeau au quotidien. Et principalement quelques jours par mois. Contraintes d’assumer des sautes d’humeur, des douleurs tordantes ou divers autres désagréments, les femmes doivent en plus adopter des protections périodiques polluantes et dangereuses pour leur santé. La tendance commence lentement à s’inverser et quelques entreprises œuvrent désormais dans des protections périodiques alternatives écologiques et saines.

Quand les menstruations donnent lieu à un marché lucratif

Les règles durent en moyenne pendant une trentaine d’années, plusieurs jours par mois, tous les mois, et ce pour une seule femme. Ce cycle indomptable est le signe que le corps est prêt à accueillir la vie.

Depuis toujours, le corps des femmes envoie un signal mensuel, pour les préparer à enfanter. À travers les âges, les protections périodiques ont grandement évolué. Entre bandes de coton (Égypte), laine (Empire romain), papier (Japon), chanvre (jusqu’au XIXe siècle), il fallait redoubler d’ingéniosité pour faire passer la période des lunes totalement inaperçue. Les protections périodiques jetables, telles que nous les connaissons aujourd’hui, n’ont été commercialisées qu’à partir du XXe siècle ! Et ce n’est que dans les années 30 que les premiers tampons font leur apparition.

Les industriels ont tôt fait de trouver une niche intéressante à exploiter. Il faut dire qu’à part leurs options très performantes, nulle autre ne permettait de faire passer les menstruations inaperçues. Car le but est bien là : faire que les règles ne se voient pas pour continuer de vaquer à ses occupations.

protections périodiques alternatives

Chaque femme a ses préférences : serviette hygiénique, tampon, protège-slips… la liste n’est pas si longue, mais les offres redoublent d’ingéniosité. Entre les packagings aguicheurs, les publicités visant une certaine catégorie de femmes (teens, femmes actives, femmes aux flux importants…), il y a de quoi perdre la tête.

Bien que ces protections périodiques soient très performantes, elles sont aussi très nocives. En effet, elles polluent tant la terre que les eaux et comportent un taux de pesticides très élevé, pouvant causer de graves maladies.

Des substances plutôt louches

Après plusieurs études sur ces protections hygiéniques, l’ANSES a publié un rapport confirmant que des produits toxiques sont présents dans les protections intimes. Ces composants ne sont nulle part mentionnés et peuvent mettre en danger la santé des utilisatrices.

Pour détailler un peu plus ces informations, il a été retrouvé dans certaines marques de serviettes hygiéniques des gels absorbants. Ils sont composés de cristaux de polyacrylate de sodium (que l’on retrouve aussi dans les couches pour bébés). Ces cristaux se transforment en gel lorsqu’ils sont en contact avec du liquide. Mais ce qui pousse les fabricants à avoir recours à ce composant, c’est son pouvoir absorbant (800 fois son poids en liquide).

div class="videowrapper">tampons

Les tampons, quant à eux, sont fabriqués à partir de coton et de viscose. Des substances à première vue naturelles, mais qui en réalité ne le sont pas tant que cela. En effet, le coton utilisé a été soumis à des pulvérisations de pesticides intempestives. La liste ne s’arrête pas là, puisque de l’aluminium, des additifs de parfums, des hydrocarbures de la dioxine pour blanchir les tampons, etc., ont également été retrouvés.

Pourquoi est-ce un problème ?

La paroi vaginale est essentiellement composée de muqueuses. Or, ces dernières sont extrêmement absorbantes. C’est ainsi que les protections périodiques étant exposées au plus près de l’intimité féminine finissent par pénétrer dans l’organisme.

Il est important de rappeler que le corps humain ne sait pas se débarrasser de ces substances nocives et va donc les accumuler. Elles vont s’ajouter à celles consommées via les aliments et finir, à la longue, par devenir dangereuses pour la santé.

Autre fait important, d’après le rapport de l’ANSES, la plupart de ces substances contenues dans les protections périodiques (Lilial, hexachlorobenzène, quintozène, furanes, dioxines, HAP, lindane et DnOP) sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. À noter que le lindane et le quintozène sont interdits en Europe depuis 2000. D’autres encore sont des sensibilisants cutanés pouvant provoquer des allergies.

En 2015, le scandale du syndrome du choc toxique a depuis éveillé les esprits, tant des femmes que des autorités compétentes. Malheureusement, malgré les diverses études accusatrices, les fabricants ne sont toujours pas obligés de révéler la composition de leurs protections hygiénique.

Pour conclure, la santé des femmes est grandement engagée en utilisant les protections périodiques classiques. Fort heureusement, il existe désormais des solutions plus saines et plus écologiques.

Vers des protections périodiques alternatives plus respectueuses

Face à cette problématique sanitaire et pour contrer l’impact écologique qu’occasionnent les protections classiques, de nouvelles protections périodiques alternatives plus respectueuses sont apparues sur le marché.

Il s’agit essentiellement de solutions réutilisables afin de limiter les déchets, mais aussi plus saines pour le corps de la femme. Elles permettent de les protéger durant leurs règles, sans nuire à la planète, mais aussi en préservant les dépenses ! Ces protections périodiques alternatives ont fait leurs preuves et ont réussi à séduire un public extrêmement demandeur.

1. La coupe menstruelle

La coupe périodique menstruelle a été une révélation pour beaucoup de femmes. Il s’agit d’un petit objet en forme de cloche. Creuse, elle va récupérer le flux menstruel et en fonction des femmes, ne demandera à être vidée que trois fois par jour.

Écologique, pratique et surtout très économique, cette protection périodique alternative est grandement appréciée. Elle n’est pas douloureuse et est très performante. Elle permet aussi aux femmes de mieux connaître leur corps, puisqu’elles peuvent juger la quantité de sang perdue et de suivre l’évolution de leur organisme d’un mois à l’autre.

cup menstruelle

(https://commons.wikimedia.org/wiki/Menstrual_cup#/media/File:DivaCup.jpg)

Elles sont composées de silicone hypoallergénique, mais la marque Claripharm a poussé plus loin en utilisant le même matériau que les implants médicaux, à savoir le silicone médical biocompatible et antimicrobien.

Ces protections périodiques alternatives sont très faciles d’utilisation, confortables, lavables et réutilisables pendant presque 10 ans. Il est bon de savoir qu’elles contiennent jusqu’à trois fois plus de liquide que les tampons et se vide toutes les 6 heures en moyenne. Plusieurs tailles existent, afin de s’adapter aux vagins des plus jeunes et des femmes ayant déjà eu des enfants.

2. Les serviettes hygiéniques

Protections périodiques le plus souvent utilisées par les jeunes filles, les serviettes hygiéniques existent aussi en matières naturelles. Il s’agit principalement de coton biologique et ne comporte aucune trace de plastique, ni pesticide. Ainsi, elles sont biodégradables à 95 %.

La protection périodique alternative reste sous forme de serviette hygiénique, aussi performante que la serviette classique, mais avec un impact moindre tant sur l’environnement que sur le corps humain.

serviette hygiénique lavable

Il existe aussi des serviettes hygiéniques lavables. Celles-ci sont essentiellement composées de coton (bio ou pas) et d’autres matériaux techniques, permettant de se sentir au sec grâce à une absorption efficace.

Elles se fixent grâce à des boutons-pression sur tous types de lingerie. Ces protections périodiques alternatives se lavent à la main ou passent à la machine à 40 ou 60 °C. Ici encore, elles existent en différentes tailles pour répondre aux flux les plus importants et aux différentes morphologies.

3. Les tampons écologiques

Il y a des femmes qui ne jurent que par les tampons. Pour celles-ci, une version écologique et biologique existe. Ces tampons sont composés à 100 % de coton bio et aucun produit chimique n’entre dans sa composition. De plus, ce tampon est 100 % biodégradable.

4. L’éponge de mer

Beaucoup moins connue pour cette utilité, l’éponge de mer est pourtant naturelle, saine et écologique. Toutefois, cette protection périodique alternative ne correspondra pas aux femmes véganes, puisqu’il s’agit d’éponges naturelles, récoltées en mer. Les femmes portant un stérilet ne doivent pas non plus utiliser ces éponges, car elles peuvent le déplacer.

éponge naturelle

Elles sont lavées sans produits chimiques et purifiées. Il suffit d’en placer un morceau plus ou moins gros dans le vagin et elle fera son travail comme un tampon classique. Les éponges naturelles ne dessèchent pas la flore vaginale.

Pour le lavage, il suffira de la rincer et d’utiliser des huiles essentielles (tea tree) pour les assainir. Avec ce procédé, les économies sont flagrantes, puisqu’une éponge coûte en moyenne entre 5 et 7 euros et se remplace tous les six mois environ.

5. Le flux instinctif

Ceci est plus une technique qu’une protection périodique alternative. Il s’agit d’être en symbiose totale avec son corps et de dompter ses règles. En effet, un peu comme l’on pourrait le faire avec l’urine, l’idée est de retenir le flux menstruel, pour l’éjecter sur demande.

Pour arriver à un résultat intéressant, il faut avoir un périnée très musclé et ne pas perdre espoir lors des premières tentatives… Cette technique fonctionne plutôt bien et les femmes la pratiquant sont très heureuses de pouvoir dominer leur corps.

6. La culotte de règles

Cette protection périodique alternative est tout simplement révolutionnaire. Pour l’heure, très peu de marques françaises proposent ce type de dispositif, à l’instar des Américaines ou Australiennes. La culotte de règles est une culotte (un string ou un boxer), tout ce qu’il y a de plus classique. Elle est dotée de 3 ou 4 couches ultra-fines (moins d’un millimètre), permettant d’absorber les flux.

En fonction des modèles, la première couche est anti-humidité, la seconde, antimicrobienne, la troisième est absorbante (autant qu’un tampon) et la quatrième évite les débordements.

culotte de règles marguette

Culotte Menstruelle © Marguette

Elle permet d’absorber le flux durant toute la journée, sans qu’il n’y ait d’odeurs, d’inconfort ou de sensations de débordements. Cette protection périodique alternative se lave en machine (avec un prélavage à la main requis) et se réutilise durant des années !

Toutefois, toutes les marques de culottes de règles ne se valent pas. En effet, Thinx par exemple utilise des nanoparticules d’argent, très polluantes pour la faune et la flore aquatique (les particules se détachent une fois dans l’eau de la machine).

C’est donc l’occasion de se rapprocher d’une marque française 100 % écologique : Marguette. Elle propose des culottes menstruelles sans nanoparticules d’argent, en fibre de bambou, polyester, polyuréthane, coton bio, élasthanne et gomme naturelle (pour la ceinture). Sa technologie ne comporte que 3 niveaux, mais reste très performante.

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