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Comment se dire bonjour à l’heure du coronavirus ? Lecture : 13 min
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Comment se dire bonjour à l’heure du coronavirus ?

Se serrer la main ou se faire la bise étaient des gestes automatiques pour se dire bonjour. Mais l’épidémie du Covid-19 a laissé quelques séquelles sur le plan social. Comment dire bonjour après la crise sanitaire ?

Avant le covid-19, tout le monde ou presque se faisait la bise ou se serrait la main que ce soit au bureau, en entretien, entre amis ou dans le cadre familial. Ces pratiques vont très certainement disparaître pour respecter les distanciations sociales. Salvateur pour certains, mais complexe pour d’autres, comment garder un minimum de lien social en se saluant ? Voici quelques idées à retenir.

La poignée de main, le dap, le check, une histoire qui date

La poignée de main

La poignée de main date du 9e siècle avant Jésus-Christ ! Elle aurait été inventée par Salmanazar III le roi d’Assyrie. À cette époque, il ne cessait de faire la guerre aux Babyloniens. Cependant, un motif découvert par les archéologues montre Salmanazar III en train de serrer la main d’un roi Babylonien. Elle est effectuée par la main droite (celle qui ne tient pas les armes) et indique un signe de paix et de confiance.

Poignée de main Salamanazar III

Il se pourrait bien que la poignée de main pour dire bonjour soit devenue de rigueur vers le XVIIIe siècle chez les Quackers. Ils considéraient que tous les hommes étaient égaux, sans niveau de supériorité. La poignée de main était donc le geste d’égalité le plus rationnel pour saluer son homonyme. Puis la tradition s’est conservée au fil des ans, en transpirant d’un continent à l’autre. Dans le cadre de la diplomatie, les chefs d’État continuent de se serrer la main en signe de confiance et de reconnaissance. Bien sûr, au fil des ans, le côté confiance s’est un peu étiolé.

Après la Première Guerre mondiale, la grippe espagnole très meurtrière a conduit certains chefs d’État à interdire les poignées de mains pour éviter la propagation de la maladie. Un scénario qui pourrait bien se répéter aujourd’hui, après l’épidémie de Covid-19. Même si les gouvernements n’interdisent pas forcément les poignées de main, ils préconisent de conserver des distances acceptables d’un mètre entre chaque personne et d’éviter les contacts au maximum. Continuer de se serrer la main indiquerait qu’il faille se laver les mains directement après pour éviter toute éventuelle contagion. Ce qui n’est pas vraiment très poli ni respectueux, il faut l’avouer.

Le check

Le check remonte déjà aux années 60. Il a été vu pour la première fois au Viêtnam. Il consistait à présenter un poing fermé et à le taper une fois au-dessus du poing de la personne en face et une fois en dessous, avant de finir par se crocheter les doigts. C’était un geste que pratiquaient les soldats issus de la communauté afro-américaine qui s’étaient engagés sous les ordres de commandants « blancs », parfois très durs avec eux. C’est à ce moment que le check naît, de façon à établir un lien d’égalité entre les soldats soumis à cette hostilité.

Il signifie « Dignity and pride » soit « dignité et fierté » en anglais et s’appelle « Dap » dans le quotidien. Il témoignait de la reconnaissance et du soutien entre personnes de même communauté. En faisant ce geste, les soldats afro-américains affichaient une certaine solidarité, un certain soutien les uns envers les autres. Il s’agissait d’une rébellion silencieuse contre le racisme dont ils étaient victimes.

En rentrant de la guerre, ce geste a perduré sur le nouveau continent et continue de se pratiquer dans le monde entier. Les Afro-américains souffrent toujours d’une forme de racisme dans leur pays et réutilisent ce signe pour montrer leur soutien les uns envers les autres. Le check évolue, on ne se tape plus les poings, mais on se tape dans la main, on se saisit de celle de la personne en face et on la tire vers soi jusqu’à taper l’épaule de la personne sur sa poitrine. Ce geste continue de marquer soutien et respect. Cependant, il est légèrement détourné à des fins plus ludiques, notamment dans les écoles et chez les rappeurs qui usent d’imagination pour trouver des checks toujours plus extravagants.

Qu’en est-il de la bise ?

La bise, autrefois appelée le baiser, date de l’Antiquité, répandue essentiellement chez les Romains, les Perses et les Hébreux. Il se pratiquait le plus souvent sur la bouche par des hommes de même rang et sur la joue lorsqu’ils étaient issus de rangs différents. Au Moyen-âge, le vassal embrasse son souverain sur la bouche pour attester de la loyauté. La bise était un salut employé entre deux femmes au XIXe siècle. Ce n’est que vers les années 70 qu’elle a été étendue entre un homme et une femme et seulement récemment entre deux hommes issus de la même famille ou amis très proches.

Cette pratique est purement occidentale. En effet, la bise n’existe pas en Afrique subsaharienne, en Asie ou en Polynésie. Elle n’est pas non plus très répandue aux États-Unis où l’on préfère le hug (le câlin). Elle peut parfois même être très mal interprétée, car jugée intrusive. En France, en revanche, la bise est une véritable tradition.

C’est un rituel incontournable pour se dire bonjour entre collègues, entre amis ou connaissances. Suivant les régions, l’on fait une bise, deux bises ou même parfois plus ! Cependant, elle est factrice de transmission de maladies (rhumes, grippes, gastro-entérites, etc.). L’épidémie du Covid-19 fait partie de ces maladies transmissibles par contact. Certaines épidémies ont conduit les gouvernements à interdire la pratique de la bise. En France par exemple, Henri IV a dû interdire cette forme de salut lors de l’épisode de la peste. Inévitablement, même si le gouvernement n’a pas interdit la bise, les Français comprennent d’eux-mêmes que cette pratique doit cesser, du moins pendant un certain temps.

Se saluer différemment

Des modèles de saluts, il en existe des tas en fonction des cultures. Si l’on a pu emprunter le check aux Américains, nous pouvons aussi adopter certains autres rituels. En voici quelques-uns :

Un bonjour oral

Se dire bonjour suffit amplement à rester poli et à présenter son respect aux personnes que l’on rencontre ou avec lesquelles l’on interfère.

Namasté

En Inde, le signe « Namasté » consiste à joindre ses deux mains devant sa poitrine et à s’incliner légèrement vers l’avant. Celui-ci signifie « bienvenue ». Celui qui fait le geste donne une partie de son énergie et de sa gratitude aux autres. Il s’agit aussi d'une forme de respect envers la personne que l’on rencontre. C’est une très belle façon de saluer les personnes que l’on aime.

Le wai

En Thaïlande et dans quelques autres pays asiatiques, le wai est aussi très répandu. Il s’agit de dire bonjour en joignant ses mains paumes à paumes et en hochant la tête, tout en se penchant légèrement vers l’avant. Là encore, ce geste est empreint de beaucoup de respect.

L’Ebola handshake ou le « check du coude »

Il provient d’Afrique et a été adopté après qu’Ebola ait ravagé de nombreux pays. Ce check consiste à se donner un petit coup de coude réciproque lorsque l’on se croise. Cependant, si vous rencontrez quelqu’un de malade qui éternue dans son coude, il ne s’agit peut-être pas non plus de la meilleure des méthodes…

Le check des fesses

Oui oui ! Vous avez bien lu ! Et vous serez aussi très étonné d’apprendre qu’il a été largement diffusé… En Iran ! Il s’agit de se donner un petit coup de hanche ou de fesses pour se dire bonjour. À faire bien sûr entre amis ou en famille, mais pas avec votre supérieur hiérarchique qui pourrait ne pas trop comprendre la connotation de votre salut !

Bonjour avec le pied

Certaines personnes l’ont déjà adopté. Imaginé en Chine après l’épidémie, il s’agit de se faire un petit check du pied pour se saluer. La tendance est devenue une mode sur les réseaux sociaux, notamment sur Tik Tok. Une pratique facile, pratique et drôle pour prendre les choses avec plus de légèreté. Bien sûr, il s’agit là d’un salut à faire entre collègues ou entre amis. Difficile d’imaginer un chef d’établissement ou des chefs d’État faire de même.

Le signe de la main

Lever la main pour faire un « coucou » à un ami ou un proche est courant. Il est possible d’adopter ce geste de façon plus courante.

Salut vulcain

Certaines personnes peuvent aussi utiliser des rites tout droit sortis de science-fiction, comme le salut vulcain de Star Treck avec le pouce, le majeur et l’index collés, laissant alors un espace formant un V avec l’annulaire et l’auriculaire. Entraînez-vous, ce n’est pas si facile qu’il y paraît !

La main sur le cœur

Cette pratique est très répandue au Maghreb et chez les musulmans en général. Elle consiste à se taper le cœur avec le poing (doucement bien sûr) pour témoigner du respect que vous avez envers votre interlocuteur.

Les Malaisiens font de même, mais avec la main ouverte (paume contre le cœur) et souvent en s’inclinant légèrement vers l’avant.

Le salut personnalisé

Vous pouvez aussi user d’ingéniosité et créer votre propre méthode pour dire bonjour.

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