Air France s’engage à compenser ses émissions de CO2 sur ses vols intérieurs Lecture : 2 min
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Air France s’engage à compenser ses émissions de CO2 sur ses vols intérieurs

Le transport aérien et souvent montré du doigt en raison de la pollution qu’il génère. Dans une interview accordée au Parisien, la directrice générale d’Air France Anne Rigail a annoncé que l’entreprise compenserait 100 % des émissions de CO2 de ses vols intérieurs dès le 1er janvier 2020. Explications.


Air France est souvent critiquée par les défenseurs de l’environnement en raison de ses vols intérieurs qui génèrent une pollution énorme sur des trajets qui pourraient parfois être effectués en train — moyen de transport beaucoup moins polluant — sans que cela prenne beaucoup plus de temps. Toutefois, la compagnie aérienne s’engage à compenser l’intégralité des émissions de CO2 de ces liaisons dès le 1er janvier prochain. Comment l’entreprise va-t-elle s’y prendre ?

Comment compenser les émissions de CO2 de 500 vols intérieurs par jour ?

Interrogée par le journal Le Parisien, Anne Rigail a annoncé que dès le 1er janvier 2020, l’entreprise compenserait le CO2 émis par leurs 500 vols intérieurs par jour. Mais comment cela est-il possible ? « Nous allons financer des projets de plantation d’arbres, de protection de forêts, de transition énergétique ou encore de sauvegarde de la biodiversité. Cela pourrait correspondre, par exemple, à planter l’équivalent de 70 millions d’arbres », a expliqué la directrice.

« Nous avons aussi décidé de supprimer tous les plastiques à usage unique à bord » à partir de janvier et en octobre l’entreprise triera ses déchets « comme à la maison », a-t-elle ajouté.

Air France déjà engagée pour limiter son empreinte carbone

Fait peu connu, l’entreprise a déjà mis en place plusieurs mesures pour limiter son impact sur l’environnement. Elle renouvelle progressivement sa flotte d’appareils et investit dans des avions qui consomment « entre 20 % et 25 % de fioul en moins », elle utilise des engins électriques au sol pour certains déplacements des appareils (écopilotage), et elle participe à des programmes de compensation des émissions de carbone au niveau européen (ETS, Système d’échange de quotas d’émission) et au niveau mondial (Corsia, Compensation et réduction de carbone pour l’aviation internationale).

Entre 2011 et 2018, l’entreprise aurait réduit ses émissions de CO2 de 20 % et compte « aller plus loin » comme l’a indiqué Mme Rigail.