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Certaines villes ont coupé l’éclairage public pendant le confinement Lecture : 4 min
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Certaines villes ont coupé l’éclairage public pendant le confinement

Certaines communes ont profité de cette période de confinement pour couper l’éclairage public. Ces initiatives permettent de réduire les coûts, mais aussi l’impact de cette lumière artificielle sur le métabolisme des animaux et des humains. Le point sur ces expérimentations.

L’éclairage urbain apporte un sentiment de sécurité à ceux qui se déplacent la nuit. Mais cet éclairage constant coûte cher, dérange certains animaux et bouscule le métabolisme des humains. C’est pourquoi, à l’occasion du confinement, plusieurs communes ont expérimenté une réduction voire une extinction complète des feux la nuit. Zoom sur ces villes qui ont confiné l’éclairage public.

Pourquoi éteindre la lumière des villes la nuit ? 

Le développement de l’éclairage des villes a longtemps été considéré comme un progrès, car il permet de mieux voir et de mieux être vu lorsque la nuit tombe. Mais aujourd’hui, c’est bien plus que la route qui est éclairée et la multiplication des enseignes lumineuses, des vitrines qui restent allumées, de l’éclairage des monuments ou des panneaux publicitaires a également des effets secondaires indésirables.

Hormis le coût élevé de l’éclairage public, depuis les années 2010, on s’interroge aussi sur les conséquences sur le métabolisme des animaux, mais aussi celui des humains

Depuis le début du confinement, alors que très peu d’humains sont censés se promener dehors en pleine nuit, c’était le bon moment pour commencer à expérimenter l’extinction des feux la nuit. 

« En période de confinement, conserver le même éclairage que d’habitude alors que les rues sont désertes est une aberration », a plaidé Anne-Marie Ducroux, la présidente de l’Anpcen (Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne).

Réduire l’éclairage pour protéger la biodiversité et la santé des humains

On ne les voit pas, mais beaucoup d’insectes et d’invertébrés sont nocturnes et profitent de l’obscurité pour chasser, se nourrir, se déplacer. Constamment exposées à la lumière, de nombreuses espèces sont dérangées, leur population diminue fortement, alors qu’elles ont toutes un rôle à jouer dans le maintien de l’équilibre de la biodiversité. 

Chez les humains, des études montrent que la constante exposition a une source de lumière, même faible, perturbe la production de mélatonine, l’hormone qui favorise le sommeil, les empêchant d’avoir un sommeil récupérateur. Les dérèglements hormonaux provoquent des dommages sur la santé : problèmes d’obésité, de stress et parfois même des cancers.

« Pour être en bonne santé, nous avons besoin d’obscurité », assure France Environnement. 

Enfin, réduire l’éclairage c’est bien sûr l’occasion de réaliser des économies.

« L’éclairage public coûte deux milliards d’euros en France chaque année, dont 50 % pour la seule maintenance du parc d’éclairage public, estime l’Anpcen. Il constitue le deuxième poste d’investissement d’une collectivité. »

Certains maires ont profité du confinement pour lancer des expérimentations

« Avec le confinement, on a réfléchi à des mesures qui permettraient de faire des économies et qui auraient du sens, raconte Hervé Dole, conseiller municipal d’Orsay, dans l’Essonne. L’idée de réduire l’éclairage public a fait son chemin rapidement. »

La ville est donc désormais plongée dans le noir de 23 h à 5 h du matin, sauf autour de l’hôpital et de la gare de RER. 

D’autres communes ont également choisi d’éteindre la lumière : Saint-Méloir-des-Bois (Côtes-d’Armor), Ham (Somme), Grasse (Alpes-Maritimes), Collioure (Pyrénées-Orientales) ou encore Quimperlé (Finistère).