L’importance de réduire notre impact numérique sur la planète Lecture : 4 min
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L’importance de réduire notre impact numérique sur la planète

Selon une étude du cabinet indépendant Green IT publiée par France Info, l’impact du numérique sur la planète est lourd et va continuer de croître dans les années à venir. Un point sur cette pollution et sur les solutions envisagées pour la combattre.


Nos ordinateurs, smartphones, tablettes, ont un impact important et néfaste sur l’environnement. Et selon une étude du cabinet Green IT, les émissions de CO2 et autres GES (Gaz à effet de serre) pourraient doubler d’ici 2025. Un chiffre qui nous rappelle la nécessité de trouver des solutions beaucoup plus durables et moins polluantes dans ce domaine également. Explications. 

Le secteur du numérique très polluant

Quand on pense pollution, ce n’est pas forcément nos ordinateurs, tablettes et smartphones qui nous viennent à l’esprit. Pourtant, même s’ils ne dégagent pas de fumées grises et toxiques lorsqu’on les utilise, leur empreinte environnementale est assez catastrophique. En effet, la production de nos équipements numériques nécessite beaucoup d’énergie, mais aussi beaucoup d’eau et des minerais rares dont les gisements ne sont pas intarissables (zinc, antimoine, or…)

De plus, les produits numériques sont très peu recyclés actuellement. En France, « seulement 6 % des téléphones sont recyclés sur les 24 millions vendus neufs », selon France Info. 

Une étude récente du cabinet Green IT spécialisé dans l’impact environnemental du numérique depuis environ 15 ans est assez alarmante : le secteur du numérique émettrait 2 fois plus de GES et son impact environnemental pourrait être multiplié par 3 d’ici 2025. Autant dire que vu la crise écologique que nous traversons, on ne peut pas se permettre de continuer sur cette lancée. 

Comment diminuer notre impact numérique sur la planète ? 

À l’heure où nous sommes devenus extrêmement technodépendants, quelles solutions peut-on envisager ? Comme c’est surtout la fabrication des appareils numériques qui génèrent la majeure partie de la pollution, la première chose à faire c’est de garder nos outils numériques plus longtemps. Plutôt que de céder aux sirènes du marketing qui nous poussent à changer de téléphone très souvent, on ne les change que lorsqu’ils ne fonctionnent plus ou deviennent obsolètes. L’objectif serait de garder son téléphone portable au moins 4 ans contre 2 ans en moyenne actuellement et de ne changer l’ordinateur que tous les 8 ans (contre 4 en moyenne aujourd’hui). 

Autre solution, acheter d’occasion ou acheter reconditionné. Toujours pour éviter au maximum la fabrication de produits neufs. Green IT conseille aussi d’éteindre systématiquement nos appareils électriques ou électroniques plutôt que de les laisser en veille. Au même titre qu’on ne laisse pas la lumière allumée lorsqu’on sort de chez soi ou le robinet ouvert, on débranche la box et la TV. 

Green IT suggère aussi d’abandonner les écrans plats, très polluants au profit de casques à réalité virtuelle ou de vidéoprojecteurs fonctionnant à LED, moins énergivores. Enfin, le cabinet d’étude suggère de limiter notre utilisation du Cloud (stockage de données en ligne) surtout lorsqu’on n’est pas connecté au wifi, pour ne pas que les centres qui abritent ce type de serveurs ne consomment trop d’énergie. 

Les fabricants ont des efforts à faire concernant le cycle de vie des produits numériques

Mauvaise nouvelle, selon McKinsey & Company, les ressources naturelles d’antimoine devraient se tarir d’ici 12 ans. Il s’agit d’une substance utilisée dans la fabrication d’appareils électroniques. Bonne nouvelle, si les fabricants ne veulent pas se tirer une balle dans le pied, ils vont devoir trouver une alternative. Espérons qu’elle soit plus verte. 

Les fabricants ont des efforts à faire pour concevoir des produits plus durables, que l’on puisse réparer plus facilement et qui soient en grande partie recyclables en fin de vie. D’autre part, en tant que consommateur, il en va de notre responsabilité de consommer des produits qui remplissent au mieux ces critères. Va-t-on bientôt assister à la fin de l’ère de l’obsolescence programmée ?