Le « lundi vert », qu’est-ce que c’est ? Lecture : 10 min
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Le « lundi vert », qu’est-ce que c’est ?

Né à Baltimore aux États-Unis, le « lundi vert » débarque en France en cette année 2019. Il s’agit de lancer un mouvement sans viande tous les lundis de l’année, dans le but de sauver la planète.


Né à Baltimore aux États-Unis, le « lundi vert » débarque en France en cette année 2019. Il s’agit de lancer un mouvement sans viande tous les lundis de l’année, dans le but de sauver la planète. Mais est-ce réellement utile ? Quel est véritablement le but ? Comment s’y mettre ? Nous vous éclairons sur le sujet.

Et si la « green attitude » était la solution ?

Laurent Bègue (Professeur de psychologie sociale) et Nicolas Treich (Directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique) ont initié le mouvement du « lundi vert » en France. Déjà lancé dans une quarantaine de pays, le principe servirait la cause de l’écologie et par ricochet, notre propre sort sur la planète. Il prône trois grands axes :

– Sauvegarder la planète

– La santé des Hommes

– Le respect des animaux

Entendu et supporté par des personnes influentes, les deux chercheurs ont trouvé appui auprès de quelque 500 personnalités comme des acteurs : Samuel Le Bihan, Élodie Bouchez, Ingrid Chauvin, Cécile de France, etc., des chercheurs ou hommes de sciences : Aurélien Barrau, Frédéric Cherbonnier, Romain Espinosa, Camille Lefrançois, etc., et des ONG : L.214, Greenpeace France, WWF France, 30 millions d’amis, Dream Act, Fondation pour la Nature et l’Homme, etc. Ainsi, ils encouragent chaque personne le souhaitant à ne pas consommer de viande ni de poisson tous les lundis de l’année, d’où le nom « lundi vert ». Un menu veggie permet de varier les habitudes alimentaires et de sensibiliser les consommateurs sur l’impact qu’ils ont grâce à leur assiette. C’est ainsi que le mouvement a pris de l’ampleur au sein de l’hexagone.

Relayé par les réseaux sociaux, la « green attitude » a séduit nombre de français, même ceux consommant régulièrement de la viande. Cette prise de conscience montre à quel point les consommateurs sont aussi les maîtres du jeu.

Quel impact le « lundi vert » pourrait-il avoir ?

Le premier impact serait directement lié à l’environnement. La production carnée et même l’élevage ou la pêche de poissons ont un effet dévastateur pour la planète. En effet, cela demande :

– un apport en eau considérable pour nourrir le bétail (eau pour les champs de nourriture destinée aux bêtes, abreuvement des troupeaux, etc.)
– la déforestation pour permettre la culture de nourriture pour le bétail
– L’appauvrissement de la biodiversité (les sols, les forêts et même les champs sont fuis par les insectes ou animaux)
– Surexploitation des ressources – Pollution (14,5 % des émissions des gaz à effet de serre sont engendrés par l’élevage intensif)
– Etc.


Ralentir sa consommation de viande ne serait-ce qu’un jour par semaine pourrait avoir des conséquences positives sur l’environnement.

Le second impact serait la prise de conscience. Depuis trop longtemps, il est dit que les produits laitiers ainsi que l’apport en viande ou en poisson sont indispensables à la vie humaine. Cela est totalement faux. En effet, l’Homme est omnivore. Cela signifie qu’il PEUT manger de tout, mais que cela ne lui est pas vital à l’instar du lion, qui lui est carnivore et qui dépérit sans consommer de viande. Les gens doivent se rendre compte par eux-mêmes que stopper ou ralentir la consommation de viande n’est pas préjudiciable pour leur santé, bien au contraire !

Le troisième impact est celui de la santé. Manger trop de viande (surtout de mauvaise qualité), impacte directement la santé, en augmentant les risques de maladies cardio-vasculaires, d’obésité et de diabète. En consommant 100 g de viande quotidiennement, les Français augmentent de 30 % le risque de développer un cancer.

Le collectif « lundi vert » va plus loin en appuyant sur le fait qu’en optant pour une alimentation végétarienne ou végane, le nombre de décès par an chuterait entre 6 et 10 %.

Un quatrième impact vient s’ajouter aux trois autres : celui de la souffrance animale. 74 milliards d’animaux et plus de 50 milliards d’animaux aquatiques sont tués chaque année pour la consommation humaine. Ces chiffres sont impressionnants, d’autant que l’on connait également un gaspillage alimentaire énorme.
Mais ce n’est pas tout. Les conditions dans lesquelles 80 % de ces animaux sont élevés et tués sont déplorables et anormales. Cette maltraitance animale n’a pour but que de répondre à la demande de l’industrie agroalimentaire et essentiellement la grande distribution. Le « Lundi vert » vise alors à faire baisser la demande, en espérant qu’à terme, l’élevage intensif disparaisse, pour ne laisser place qu’aux petits producteurs respectueux de leurs bêtes.

Comment adhérer au mouvement du « lundi vert » ?

En réalité, c’est assez simple : il suffit de ne manger aucun aliment carné ou aucun poisson chaque lundi de l’année. L’idée n’est pas de manger de la salade matin, midi et soir, mais bien de diversifier son alimentation. Ne pas manger de viande pendant un jour n’aura aucun effet néfaste sur la santé, bien au contraire !

Si vous avez peur de craquer et si vous le souhaitez, vous pouvez vous inscrire sur le site officiel, de façon à recevoir un email motivant chaque lundi, ainsi que des recettes ! Le collectif vous propose également de répondre soit par oui, soit par non tous les mardis, afin de savoir si vous avez réussi à tenir le challenge.

Mais si on ne mange pas de viande, on mange quoi ?

« lundi vert » ne signifie pas manger que de la verdure ! Il existe de nombreuses recettes végétariennes et goûteuses à tester. Si vous avez des végétariens ou même des véganes dans votre entourage, n’hésitez pas à leur demander conseil, à leur demander quelques recettes ou pourquoi pas à vous inviter chez eux !

hambuger végétarien

Vous pouvez aussi vous inspirer de recettes trouvées sur le net. Certains sites ou blogs sont très intéressants et proposent des recettes sans viande pour toute la famille, absolument délicieuses.

Si vous êtes amenés à manger dehors, de nombreux restaurants jouent le jeu du « végétarien (ou végan) friendly » ! Optez donc pour un plat sans viande ! Risotto aux légumes, cuisine indienne, gratin dauphinois, pizza, etc. il y en a vraiment pour tous les goûts ! Même les fast-foods s’y mettent !

Les cas particuliers

Les sportifs

Les personnes pratiquant une activité sportive intense ou à haut niveau se posent beaucoup de questions. Certaines aimeraient adhérer au « lundi vert », mais ont peur des conséquences sur leur corps, sans apport de protéines animales. En premier lieu, de nombreux sportifs de haut niveau ne consomment pas du tout de viande et pour autant, leurs performances sont remarquables :

– Carl Lewis, ancien sprinter et jumper (végan depuis 1990)
– Les sœurs, Williams tenniswomen de renom (véganes depuis début 2012)
– Patrick Baboumian, élu homme le plus fort d’Allemagne (végétarien depuis 2006)
– Mike Tyson, ex-boxeur (végan depuis 2013)
– Sylvie Guillem, l’une des meilleures ballerines au monde (végane depuis 2010)
– Frank Medrano, bodybuilder (vegan depuis presque toujours)
– Scott Jurek, champion de trail et d’ultra-marathons (végan depuis 1999)
– Brendan Brazier, champion d’Iron Man (végan depuis 1998)
– Etc.

spiruline

Il est bon de savoir que de nombreuses légumineuses et superaliments sont très riches en protéines (certains en sont même plus pourvus que la viande elle-même) ! Pois chiches, lentilles, pois cassés, graines de chia, spiruline, etc., adoptez la green attitude grâce au « lundi vert » pour varier du blanc de poulet bouilli. Vous verrez les effets sur votre organisme rapidement !

Les enfants

Certains enfants font d’eux-mêmes le choix de participer au « lundi vert ». En arrêtant la viande un jour par semaine, cela n’influencera en rien leur croissance, ni même leurs compétences psychologiques. Si tel est leur choix, il est bon de le respecter. En cas de doute ou d’inquiétude, les parents peuvent toujours demander l’appui de leur médecin de famille, cela afin de les rassurer ou même de suivre l’évolution de leur enfant durant un certain temps.

Les parents souhaitant imposer le « lundi vert » aux enfants à la maison sont encouragés à le faire, mais en optant pour un dialogue ouvert. En effet, les enfants comprennent et intègrent bien des choses. Les parents doivent alors leur expliquer pourquoi le lundi, ils ne mangent pas de viande. La compréhension et l’apprentissage sont deux piliers primordiaux pour la construction du futur adulte. Il est important de ne pas imposer son choix à son enfant, sans que celui-ci ne comprenne pourquoi. La plupart des enfants sont très réceptifs au « lundi vert » et parfois, ce sont même eux qui invitent les parents à rejoindre le mouvement !

Pour les enfants en bas-âge, rassurez-vous en demandant l’avis du médecin ou d’un nutritionniste afin de trouver les bons substituts et à quelles quantités les donner. Le « lundi vert » ne doit pas être un fardeau, mais un choix bien accueilli par tous.

En adhérant à ce mouvement, vous contribuez, à votre échelle, à la sauvegarde de la planète, à prendre soin de votre santé, à dire non aux maltraitances animales et à vouloir un monde meilleur pour les générations futures. Un mouvement qui ne fait pas l’unanimité, mais qui a pour mérite de donner un point de départ ou une solution au changement.