L’éco-tourisme, ou l’art de voyager autrement Lecture : 11 min
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L’éco-tourisme, ou l’art de voyager autrement

L’écologie est au cœur de toutes les discussions. Certaines personnes en font même leur cheval de bataille en s’imposant un changement radical dans leur mode de vie.


L’écologie est au cœur de toutes les discussions. Certaines personnes en font même leur cheval de bataille en s’imposant un changement radical dans leur mode de vie. Si partir en vacances est primordial pour les Français, il est possible de concilier écologie et tourisme en pratiquant l’éco-tourisme. Cet art de voyager attire de plus en plus d’adeptes. Zoom sur une tendance en plein développement.

Le principe de l’éco-tourisme

L’éco-tourisme est une initiative italienne, née en 1999. Cette façon de voyager a pour but de contrebalancer le tourisme de masse. Le voyage reprend alors tout son sens : celui de la découverte, du lâcher-prise et du plaisir de prendre son temps.

Si de prime abord écologie et tourisme ne font pas bon ménage, ces deux activités ont pourtant des atomes crochus. En couplant les deux, on arrive à profiter pleinement de ses vacances, tout en ayant un impact moindre sur le lieu visité.

« Slow tourisme », « tourisme vert », de nombreuses appellations ont été données à ceux qui voyagent sans pour autant laisser une empreinte carbone démesurée. L’idée est de découvrir (ou redécouvrir) une destination à travers son écosystème, tout comme son agrosystème. Aller à la découverte des habitants locaux, consommer des produits de saison et locaux, découvrir l’artisanat, etc.

Tout le monde peut adhérer à ce principe, il suffit d’être ouvert à la nature et au monde. L’éco-tourisme est un état d’esprit à part entière. Le respect des lieux à visiter devrait être naturel. Mais force est de constater que les touristes en général ne mesurent plus vraiment leur impact. Avec cette méthode de voyage respectueuse, chacun retrouve ce rapport à la nature et ce respect de l’environnement.

Il s’agit donc de voyager d’une nouvelle façon, privilégiant la nature à son confort personnel. Ainsi, quelques prérequis basiques sont indispensables, comme ramasser ses ordures, éviter de ramasser des coquillages, de cueillir les fleurs, de prendre en photo certains sites, de sortir des sentiers de randonnée, etc.

Le but étant d’éviter de dénaturer les paysages et de préserver les espèces animales, comme végétales. Avec l’éco-tourisme, l’empreinte laissée par les touristes est amoindrie et permet la pérennisation du monde vivant.

Comment devenir un éco-touriste ?

En réalité, pour les personnes déjà sensibles à la cause écologique à la maison, l’éco-tourisme ne devrait pas être un effort, mais une continuité logique. Pour les autres, cela pourrait engendrer une prise de conscience.

L’organisation du voyage

Certains aiment organiser leurs voyages eux-mêmes, d’autres préfèrent confier cette tâche à des professionnels. Il existe des agences de voyages spécialisées en éco-tourisme et d’autres, proposant des solutions sur-mesure en fonction de vos impératifs. Ainsi, il est possible de partir parfois à des tarifs intéressants, tout en tournant ses choix en matière d’hôtel, de transport et d’activités, vers des solutions écologiques.

destination éco tourisme

Il est bon de savoir que certaines agences de voyages reversent une partie de la somme dédiée aux billets d’avion pour le financement de projets environnementaux. Ainsi, cela permet de contrebalancer l’impact carbone.

Le transport

L’idée est évidemment de partir dans des lieux accessibles en transports en commun (ou le covoiturage dans la mesure du possible) et non à des heures de vol. Cela permet d’avoir un impact carbone mineur. L’avion est donc à éviter, tout comme le bateau : deux moyens de déplacement reconnus comme étant extrêmement polluants.

dromadaire

Bien sûr, dans certains cas, cela est impossible : faire du co-voiturage en famille relève du parcours du combattant et partir à l’autre bout de la planète à dos de chameau risque d’être éprouvant. Même en prenant l’avion pour se rendre à l’autre bout du monde, il est possible de pratiquer l’éco-tourisme sur place. En effet, une fois arrivé à destination, il suffit de favoriser les moyens de transport locaux et non polluants, etc.

Le logement

Il est essentiel de réserver les nuitées dans des établissements éco-responsables, c’est-à-dire : des hôtels, gîtes ou chambres d’hôtes proposant des alternatives écologiques (changer les draps à la demande du client et non automatiquement, utiliser des produits de nettoyage écologiques et naturels, bannir le gaspillage alimentaire, etc.).

hotel écologique

Un grand nombre de ces établissements comprennent qu’il est dans leur intérêt de fuir le gaspillage en tous genres. En guise de repère, il existe des labels environnementaux, comme La Clef Verte, valorisant les établissements éco-responsables.

Les habitudes sur place

Il est primordial de conserver des habitudes logiques. Par exemple, il n’est pas question de faire couler des bains tous les jours sous prétexte que l’on a payé l’hôtel… Il faut garder en mémoire l’impact que cela engendre sur la faune et la flore.

manger local

Se déplacer à pied ou à l’aide de transports en commun (ou peu communs !) fait tout le charme de l’éco-tourisme. Les visites doivent se faire dans le respect de la nature, mais aussi des habitants (inutile de crier dans les rues en pleine nuit, de dessiner sur les murs, etc.).

Côté alimentation, en éco-tourisme, l’on consomme local. Il faut donc privilégier la cuisine maison et les spécialités culinaires de l’endroit visité. Avant de partir, il est bon de se renseigner sur les mets culinaires de la destination prévue !

Un engouement planétaire

Après 20 ans de pratique, l’éco-tourisme ne cesse d’être un mouvement convoité. De nombreux pays se sont lancés dans des méthodes de tourisme plus conformes aux modes de vie des locaux et des animaux. C’est ainsi que dans certains pays d’Afrique, comme le Kenya, des solutions écologiques ont été mises en place pour observer les animaux sauvages dans leur environnement naturel et cela, sans les déranger.

D’autre part, quelques stations balnéaires imposent des zones de plongée afin d’éviter de nuire aux fonds marins, tout en permettant aux plongeurs de profiter d’une vue remarquable sur les espèces animales.

En partant avec des compagnies spécialisées, l’on peut aussi découvrir des circuits peu empruntés, profiter d’anecdotes peu connues, et ce, en s’émerveillant et profitant de tous les aspects du lieu visité.

Les touristes du monde entier sont assez réceptifs à l’éco-tourisme et adoptent facilement des règles de voyage, qui, finalement, relèvent du bon sens. De plus en plus d’établissements prônent le slow tourisme et mettent à disposition des solutions adaptées pour les voyageurs seuls, comme aux familles.

Des solutions familiales fort appréciables

Alors qu’il est souvent difficile de pouvoir satisfaire tous les membres d’une même famille en partant en vacances, les activités proposées en éco-tourisme sont si basiques qu’elles comblent les petits comme les grands. En effet, promenades à cheval, expérimentation de la barque pour se déplacer sur les rivières, sorties à vélo, randonnées, etc., tout est bon pour nouer des liens profonds en se raccrochant à la nature.

Les activités de masse comme les bases nautiques, les espaces animaliers, etc., sont quasi-inexistants. Le but étant de se retrouver et de profiter de ses vacances. Certains campings d’éco-tourisme privilégient les activités calmes et ressourçantes comme le yoga, la sophrologie, les randonnées, etc. Le mot vacances reprend tout son sens, car le touriste est invité à profiter et prendre son temps. Un luxe à la portée de tous, mais qui nous échappe pourtant au quotidien.

Quatre destinations où faire de l’éco-tourisme

1. Le Brésil

Aussi surprenant que cela puisse paraître (et même s’il faut prendre l’avion pour s’y rendre), le Brésil offre un large choix d’opportunités éco-touristiques. Les agences de voyages favorisent les sites populaires alors qu’il y a tant à voir !

Sortir des bains de foule est recommandé. L’Ouest brésilien permet d’observer les oiseaux, les crocodiles et autres créatures à dos de cheval. Petit bonus, étant peu exploitée, cette partie du pays reste encore relativement vierge et dépourvue de touristes !

2. Le Canada

Voici incontestablement une destination écologique. Là encore, il faut prendre l’avion pour s’y rendre, mais une fois sur place, tout est mis en œuvre pour devenir un bon éco-touriste. Entre parcs nationaux, lacs, rivières, animaux, végétation, tribus indigènes, etc., l’été indien est la meilleure des saisons pour se rendre au Canada et profiter de son charme reconnu.

Le Costa Rica

Ce tout petit pays dépourvu d’armée est un exemple en matière de respect de l’environnement. Pour voir des animaux, il faudra se rendre dans leur milieu naturel, car il n’y a plus aucun zoo !

De même, le Costa Rica est pratiquement autosuffisant en matière énergétique en produisant son électricité. Il s’agit d’un pays riche de par sa faune et sa flore et les habitants sont terriblement sympathiques.

La France

L’hexagone est lamentablement à la traîne avec seulement 2 % de son offre en éco-tourisme. Mais elle reste malgré tout parmi les destinations où il est tout à fait possible de venir se prélasser en adoptant l’éco-tourisme. De nombreux parcs nationaux regorgent de paysages, végétations et animaux magnifiques. De même des activités en pleine montagne vous raccordent instantanément avec mère Nature.

Bon à savoir, il existe des campings éco-touristiques en France, tout comme des chambres d’hôtes écologiques. Il est possible de trouver des offres en éco-tourisme dans certaines agences de voyages ou même sur le net.
Le site Voyageons autrement propose une vaste sélection de destinations et de séjours en fonction des envies de chacun. Pour aller plus loin, il est possible de découvrir des adresses de villages éco. Certains acceptent les visiteurs. Le site Sain et Naturel propose une liste non exhaustive des éco-lieux français.




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