Les animaleries de New York ne vendront plus de chiens, chats et lapins Lecture : 3 min
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Les animaleries de New York ne vendront plus de chiens, chats et lapins

L’État de New York est sur le point de signer un arrêté qui bannira des animaleries les animaux domestiques provenant d’élevages tels que les chiens, les chats et les lapins. Une décision saluée par les groupes de défenseurs du bien-être animal qui appelle ces établissements des « usines à chatons ». Les animaleries, quant à elles, s’inquiètent de cette décision et des impacts sur leur commerce et le pouvoir d’achat de leurs clients.

Pour en finir avec les « usines à animaux »

Après la Californie, le Maryland ou l’Illinois, c’est maintenant l’État de New York qui s’apprête à signer un arrêté qui bannira des animaleries les animaux domestiques d’élevages. Derrière cette décision se cache une volonté de protéger les animaux et leur bien-être. Les animaleries sont très souvent appelées « usine à chatons » ou « fabrique à chiots » par les groupes de défenseurs du bien-être animal qui critiquent l’élevage massif et les conditions dans lesquels vivent ces animaux. Ainsi, pour le profit de certains, ces chiens, chats ou lapins peuvent subir des séquelles physiques et mentales jusqu’à la fin de leur vie à cause de traitements inhumains.

Si les animaleries sont visées par ce texte, ce n’est pas le cas des éleveurs privés qui pourront continuer leur activité et vendre leurs animaux à condition qu’ils ne passent pas par un intermédiaire. Ils ne pourront désormais que vendre directement à des particuliers.

Les animaleries pourront continuer de vendre des animaux domestiques à condition qu’ils ne viennent pas d’élevages. Le gouverneur les invite donc à se rapprocher des nombreux refuges de l’État de New York pour promouvoir à l’adoption ces animaux qui sont en attente d’une famille. Une décision qui prend tout son sens quand on sait que 6,5 millions d’animaux domestiques intègrent un refuge tous les ans dans le pays. Parmi eux, 1,5 million d’animaux sont euthanasiés.

Une décision qui ne fait pas l’unanimité

La décision a été vivement critiquée par l’American Kennel Club, la plus importante fédération canine aux États-Unis, qui s’insurge régulièrement contre ce type d’arrêté. Elle considère que cela porte atteinte directement aux portefeuilles de leurs clients. Certains gérants d’animalerie craignent même la faillite si on les prive de ce ressort économique.

De l’autre côté, cette décision a été saluée par les groupes de défenseurs du bien-être animal, comme l’ASPCA (American Society for the Pevention of Cruelty to Animals), qui se sont réjouis de cet arrêté. Ils espèrent voir l’élevage massif diminuer radicalement, ce qui pourrait tout à fait être une des conséquences de cette décision. En effet, l’État de New York est l’un de ceux qui concentrent le plus d’animaleries et le bannissement des animaux d’élevage risque de porter un grand coup à ce commerce.

 

« À l’heure actuelle, les usines à chiots situées hors de l’État expédient leurs chiots via un réseau d’intermédiaires vers les animaleries de New York, où ils sont présentés comme des chiots en bonne santé provenant d’éleveurs responsables », a confié au HuffPost Maureen Linehan, porte-parole de l’ASPCA.