Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint un nouveau record en 2018 Lecture : 4 min
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Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint un nouveau record en 2018

Un rapport paru juste avant le début de la COP25 alerte sur l’accélération du réchauffement climatique. En 2018, les concentrations de gaz à effet de serre ont en effet atteint de nouveaux records.


L’alerte a été donnée à la veille de la COP25 qui a débuté ce lundi 2 décembre à Madrid : l’année 2018 enregistre à nouveau un record de concentrations de gaz à effet de serre. Un record toujours surpassé depuis ces dernières années, et ce malgré les engagements pris lors de l’Accord de Paris suite à la COP21 de 2015. C’est pourquoi l’OMM (Organisation météorologique mondiale) est très claire : ces engagements pris doivent désormais devenir des actes. 

Des niveaux records jamais atteints depuis la préhistoire

La dernière fois que la Terre a connu de telles concentrations remonte entre 3 et 5 millions d’années rappelle Petteri Taalas, le secrétaire général de l’OMM, dans un communiqué officiel. À cette époque, le niveau de la mer était plus haut de 20 m et la température sur Terre supérieure de 2 à 3 °C. Selon lui, aucun signe de ralentissement n’est observé, et donc encore moins de diminution de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. 

En effet, le taux de concentration en 2018 a atteint le seuil de 407,8 ppm après avoir dépassé la barre de 400 en 2015. En comparaison, ce taux est 147 % supérieur aux taux mesurés en 1750.

L’organisation tire donc la sonnette d’alarme, car ces taux ne font qu’augmenter, et de plus en plus rapidement. Contrairement aux émissions de gaz à effet de serre, les concentrations sont quant à elles persistantes durant des siècles. Un discours alarmiste donc, qui vise à faire prendre conscience de la nécessité d’agir pour le climat sans tarder.

Il faut réduire les émissions de CO2, mais aussi de méthane et de protoxyde d’azote

Bien souvent, dans l’esprit des citoyens « gaz à effet de serre » signifie uniquement dioxyde de carbone (CO2). Mais il n’en est rien : le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) en font aussi partie. Ainsi, les émissions de CH4 et N2O sont essentiellement dues elles aussi à l’activité humaine. L’élevage de bétail, l’agriculture intensive, les décharges ou encore l’exploitation d’énergies fossiles sont autant de causes qui entraînent ces émissions, puis de fait, ces records de concentration. 

Ces records sont d’autant plus préoccupants que le N2O joue un rôle crucial dans la destruction de la couche d’ozone, cette couche protectrice qui nous préserve des rayonnements nocifs du soleil.

Enfin, les gaz à effet de serre de manière générale accélèrent le réchauffement climatique, dont nous constatons régulièrement les conséquences d’un point de vue météorologique. 

Qui est responsable des émissions de gaz à effet de serre ? 

Même si les États-Unis se sont retirés de l’Accord de Paris en novembre 2017, ils ne sont cependant pas les seuls à être responsables de ces émissions nocives pour notre planète. L’Union européenne, la Chine et l’Inde ne sont pas en reste.

C’est pourquoi la COP25 de Madrid doit pouvoir fédérer les nations, et réussir à obtenir non seulement un consensus entre les pays, mais surtout un véritable plan d’action concret à mettre en œuvre pour chacune des nations. 

Celui-ci aura pour mission pour d’enrayer cette course effrénée, où chaque année est marquée par un nouveau record. Cette escalade inquiète grandement les météorologues ainsi que le monde scientifique en général.

À ce jour, personne n’est encore capable de prédire avec exactitude quels sont les seuils où les conséquences seraient irréversibles, même si celles-ci sont déjà bel et bien visibles. Alors, avant d’atteindre ce point de non-retour, mobilisons-nous à notre échelle, car chaque goutte d’eau compte pour former un océan.