Pétition Lubrizol à signer : une enquête sanitaire et environnementale sur les suites de l’incendie doit être menée Lecture : 4 min
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Pétition Lubrizol à signer : une enquête sanitaire et environnementale sur les suites de l’incendie doit être menée

D’après les autorités, il n’y a pas de risque de « toxicité aigüe » après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen. Une enquête est malgré tout demandée par les habitants. Signez-la aujourd’hui !


Le 26 septembre, l’entreprise Lubrizol à Rouen a été victime d’un incendie spectaculaire. D’épaisses fumées noires et de fortes odeurs toxiques se sont répandues dans toute la ville et ses environs. Les autorités enquêtent sur les origines de cette catastrophe et estiment qu’il n’y a pas de risque de toxicité aigüe. Pour de nombreux citoyens, ce n’est pas suffisant, une pétition a été ouverte pour que soit menée une enquête sanitaire et environnementale.

La ville fonctionne au ralenti

Il y a 6 ans, Lubrizol a été au cœur d’une polémique, après la fuite de mercaptan, un gaz nauséabond et toxique à fortes doses. Il est utilisé pour « parfumer » le gaz de ville, qui est inodore, de façon à pouvoir détecter une éventuelle fuite. La fuite a été si intense que l’odeur s’est répandue jusqu’à Paris et Londres. L’entreprise, reconnue coupable, a écopé d’une amende de 4 000 euros. Une sanction évaluée comme dérisoire aux vues des répercussions possibles sur la santé des personnes.

Lubrizol est aujourd’hui au cœur d’un nouveau problème sanitaire. Après l’incendie, la suie est visible partout. Les écoles ont été fermées les 26 et 27 septembre dans toute l’agglomération. Mais le nuage de fumée noire ne s’est pas arrêté à Rouen. Il a poursuivi sa route vers la Belgique et les Pays-Bas, portés par des vents arrivant du sud-ouest.

Les personnes ont été encouragées à éviter tout déplacement et à rester confinées chez eux. La consommation des végétaux fait l’objet d’un risque important. Pourtant, les autorités continuent d’affirmer que les fumées ne représentaient pas un « risque de toxicité aigüe » pour la santé.

Des résidus partout dans la ville de Rouen

3 jours après que l’incendie ait pu être maîtrisé, de fortes odeurs continuaient de surplomber l’air. La matière noire que la fumée a déposée a totalement dénaturé le paysage. Certaines personnes considérées comme les plus fragiles (séniors et enfants) toussent régulièrement depuis la propagation des fumées.

Malgré le nettoyage des trottoirs et routes, les bâtiments restent encore noircis par un dépôt de suie, tout comme les véhicules stationnés dehors ce weekend. La pluie était noire. Pour éviter d’inhaler un air irrespirable, les citoyens les plus courageux sont sortis protégés par des masques en papier ou des écharpes.

Une pétition pour mener une enquête sanitaire et environnementale a été lancée !

Les autorités ont activé une enquête afin de déterminer l’origine du feu déclenché au sein de l’entreprise Lubrizol. Mais les citoyens estiment que cela est insuffisant. Lancée par Gwendal Gossec, une pétition sur Change.org est ouverte pour qu’une enquête sur les conséquences sanitaires et environnementales de l’incendie soit également menée.

Selon son instigateur, si la responsabilité de l’entreprise Lubrizol est engagée, celle-ci se doit de faire face à des obligations de réparation.

Bon à savoir : un rassemblement est prévu aujourd’hui mardi 1er octobre devant le palais de justice de Rouen. Des associations, ONG et syndicats réclament la transparence totale sur l’incendie.