Piles jetables : quelle alternative pour un impact moindre sur l’environnement ? Lecture : 3 min
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Piles jetables : quelle alternative pour un impact moindre sur l’environnement ?

Les piles jetables ont un impact important sur la pollution de l’environnement de leur production à leur fin de vie. Quels sont les moyens à privilégier pour limiter cet impact ?


Les piles sont très pratiques pour alimenter en énergie tout un tas de petits appareils, des jeux pour enfants, la télécommande de la télévision, une lampe de poche, etc. Le problème, c’est que les piles, notamment celles qui sont jetables, polluent énormément. Existe-t-il des alternatives plus respectueuses de l’environnement ?

La pile jetable, désastre écologique de sa production à sa fin de vie

La fabrication d’une pile jetable nécessite 50 fois plus d’énergie que ce qu’elle sera ensuite capable de produire tout au long de sa vie. Et selon l’entreprise spécialisée en piles rechargeables Uniross, produire l’équivalent en nombres de piles de 1 kilowattheure d’énergie équivaut en termes de pollution à rouler 457 km en voiture. Tout cela pour une durée de vie assez courte. 

La fin de vie d’une pile jetable est également problématique. Lorsque la pile usagée est déposée dans un lieu de collecte adapté, elle est parfois recyclée.

45 % seulement des piles sont recyclées dans l’Union européenne, en Chine c’était seulement 2 % des piles (chiffres de 2012). 

Lorsqu’elles ne sont pas recyclées, les piles sont soit enfouies, soit brûlées, ou finissent dans la Nature. Toutes ces solutions sont très polluantes. En effet, le mercure d’une pile enfouie dans le sol pourra polluer un mètre cube de terre autour d’elle pendant 50 ans, tandis que si elle est jetée dans l’eau ce sont 400 litres d’eau qui seront gravement intoxiqués sur la même durée. 

 

Les piles rechargeables, pas idéales, mais moins polluantes

Les piles rechargeables (accumulateurs), à quantité d’énergie égale, polluent 30 fois moins l’air que les jetables, ont 12 fois moins d’impact sur la pollution de l’eau, et nécessitent 23 fois moins de ressources non renouvelables.

Elles sont également plus économiques à l’usage, même si l’investissement de départ (accumulateurs et chargeur) est plus important. Sur la durée, l’économie est substantielle. Selon les modèles, le nombre de piles et leur niveau de sophistication, investir dans des accumulateurs rechargeables avec leur chargeur coute de 20 à 40 euros.

Toutefois, l’utilisation de piles, quelles qu’elles soient, reste néfaste. Dans une démarche écologique, mieux vaut limiter au maximum l’utilisation des appareils qui fonctionnent à piles, surtout ceux qui n’ont pas de réelle utilité.

Les chargeurs solaires

Depuis quelques années déjà, on a pu voir apparaitre sur le marché des chargeurs solaires qui, si l’on en croit les avis des utilisateurs, fonctionnent très bien. Ils peuvent servir à recharger le matériel électronique dont on a désormais du mal à se passer (téléphone, ordinateur portable, tablette) lorsque l’on a un accès à l’extérieur — en camping ou en rando —, mais aussi dans le jardin, sur le balcon ou même derrière une fenêtre orientée au sud. Pour un chargeur solaire portable de bonne qualité, il faut actuellement compter dans les 70 euros. 




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