La convention citoyenne pour le climat s’est ouverte ce weekend Lecture : 4 min
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La convention citoyenne pour le climat s’est ouverte ce weekend

150 citoyens volontaires tirés au sort sont arrivés à Paris ce vendredi 4 octobre pour participer à la convention citoyenne pour le climat. Un weekend de travail par mois où l’on demandera aux citoyens avis et propositions pour réduire drastiquement les émissions de CO2. Comment s’est déroulé ce premier volet ? Compte rendu.


Le weekend dernier s’est ouverte la convention citoyenne pour le climat. À l’initiative du gouvernement, 150 citoyens volontaires, représentatifs de la population française, se sont engagés à venir travailler à Paris 6 weekends. Après une phase de formation et d’information sur les enjeux climatiques, on leur demandera de travailler à l’élaboration de propositions concrètes pour permettre de lutter contre le réchauffement climatique et réduire les émissions de CO2. Que s’est-il passé lors de ce premier volet de la convention ?

« Une expérience de démocratie inédite »

Après une matinée digne d’une rentrée scolaire vendredi matin avec prise de photos, remplissage de questionnaires et découvertes des nouveaux camarades de classe, les 150 citoyens participants ont pu assister en début d’après-midi à plusieurs discours d’accueil : tout d’abord celui de Patrick Bernasconi, le président du CESE (Conseil Économique, Social et Environnemental) où a lieu la convention, puis ceux des coprésidents du comité de gouvernance la diplomate Laurence Tubiana, qui est une des initiatrices de l’Accord de Paris sur le climat et de Thierry Pech, le directeur de la fondation Terra Nova. Sont également intervenus le rapporteur général Julien Blanchet et les 3 garants de la convention.

Un grand nombre de journalistes et de chercheurs étaient venus assister à ces premiers débats. Le Premier ministre Édouard Philippe est également venu à la rencontre des participants et a déclaré qu’« il y a des moments que l’on ne veut pas louper dans l’histoire de la démocratie ». Sentiment partagé par Laurence Tubiana qui a qualifié cette convention citoyenne d’« expérience de démocratie inédite ».

Des citoyens qui se sentent investis d’une mission

Parmi les participants, une volonté d’agir et le sentiment d’avoir une vraie responsabilité sur les épaules. « On se retrouve dans une position où on a des projets à proposer, qui concernent l’ensemble des citoyens, on a cette responsabilité-là, c’est quand même impressionnant », a déclaré une des participantes à France Info. « Forcément, il y aura des projets qui ne seront pas appréciés de tout le monde, parce que ça va changer des comportements », continue-t-elle.

Pour Jean-Claude « c’était à la fois difficile de répondre positivement à ce genre de sollicitations. C’est difficile aussi de refuser, en se disant “pour une fois qu’on nous interroge »... « Donc j’ai décidé de faire le pas et de sacrifier 5 weekends pour venir à Paris essayer d’apporter quelque chose, ou en tous cas mon avis », a-t-il expliqué.

Tous espèrent des mesures concrètes

« Votre mission est double », a expliqué Thierry Pech aux citoyens présents à la convention. « Elle est de répondre à cette question : comment réduire de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ? Et d’y répondre par des propositions rédigées sous la forme législative pour qu’elles puissent être transmises sans filtre, soit au Parlement, soit directement aux Français, via référendum. »

Mais même s’ils sont prêts à s’engager et à relever le défi qui leur est proposé, certains participants doutent. « Même si nos mesures concernent de grands industriels ? », a demandé une participante venue de Rouen. « J’espère qu’un suivi post-convention sera fait pour savoir ce que deviennent nos recommandations », a déclaré Tristan de Clermont-Ferrand au journal 20 Minutes.

En tout cas, c’est ce que le Président de la République a promis fin avril : « Ce qui sortira de cette convention, je m’y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe ».