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Municipales 2020 : Qui sont les candidats les plus écolos ? Lecture : 4 min
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Municipales 2020 : Qui sont les candidats les plus écolos ?

Le Réseau Action Climat a analysé le programme d’une quarantaine de candidats aux municipales 2020 pour les 9 communes les plus émettrices de GES (gaz à effet de serre) avec l’idée de savoir combien sont véritablement prêts à prendre des mesures écologiques face à la crise environnementale que nous traversons. Le point dans cet article.

À l’approche des élections municipales 2020 si, comme nous, vous pensez qu’il est temps de prendre de vraies mesures de protection de l’environnement, vous êtes sûrement à la recherche du candidat le plus vert, d’un candidat qui se soucie réellement des émissions de GES et qui prendra les mesures nécessaires pour faire face à l’urgence climatique. Le Réseau Action Climat a passé au crible, le programme de 42 candidats aux élections municipales des 9 métropoles les plus émettrices de CO2, ainsi que de Lyon. Faisons le point sur leur méthodologie et leurs conclusions.

Élections municipales, un enjeu crucial l’environnement

En matière d’environnement, les collectivités locales ont un vrai pouvoir d’action. En effet, comme le rappelle Réseau Action Climat, en France, ce sont les communes qui décident du développement des transports et d’une mobilité durable, des politiques concernant les énergies renouvelables, la rénovation énergétique des logements et la gestion des déchets, etc. Tout cela à un impact considérable sur les émissions de gaz à effet de serre.

Pour permettre aux électeurs de se faire une idée claire des ambitions écologiques des candidats, le Réseau Action Climat a passé au crible les programmes des principaux candidats des mairies de Paris, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg et Rouen et

« invite les citoyens, les acteurs de la société civile, les médias, etc. à s’approprier ce travail pour l’appliquer à d’autres territoires »

La méthode d’évaluation de Réseau Action Climat

L’analyse des programmes des candidats aux municipales portent sur les 9 communes que l’ONG WWF considère les plus émettrices de GES ainsi que sur la métropole lyonnaise parce que son maire sera élu au suffrage direct.

En ce qui concerne l’évaluation des candidats, Action Climat a choisi de prendre en compte uniquement

« 10 mesures structurantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre »

issues du Pacte pour la Transition, une série de propositions écologiques portées par une soixantaine d’ONG pour faire face à l’urgence climatique. Tous les candidats n’ont pas été évalués, seulement 4 par villes, qui se trouvaient en tête des sondages au moment où ce travail a été réalisé. L’ONG précise également que cette analyse ne tient pas compte des valeurs véhiculées par les partis politiques au niveau national. 

Seules les propositions issues du programme officiel des candidats ont été prises en compte, et un code couleur a été appliqué. Vert lorsque la mesure est présente dans le programme, orange lorsque la mesure apparaît, mais reste floue ou pas assez ambitieuse, et rouge lorsqu’elle n’est pas mentionnée. 

13 candidats promettent d’adopter les mesures écologiques nécessaires 

En conclusion de leur analyse, le Réseau Action Climat indique que

« sur les 40 candidats évalués, seulement 13 ont intégré les mesures incontournables pour faire face à l’urgence climatique, tandis que 9 candidats n’en tiennent tout simplement pas compte. La grande majorité des candidats reste donc au milieu du gué »,

malgré la préoccupation grandissante d’une majorité de citoyens sur la question environnementale. La volonté d’encourager l’agriculture locale pour pourvoir aux besoins alimentaires de la population est souvent mise en avant, mais des prises de position plus engagées sont rares.

Des mesures concernant « l’interdiction des écrans publicitaires numériques » ou sur l’adoption d’un moratoire interdisant les constructions de nouvelles grandes surfaces aux abords des communes, où sur le fait de promouvoir le végétarisme sont rarement évoquées, car elles sont plus controversées et plus sujettes à l’action des lobbys. 

L’évaluation des candidats ville par ville sont consultables sur le site internet de Réseau Action Climat