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Pollution plastique : Des sportifs de l’extrême alertent sur l'omniprésence de déchets dans la nature Lecture : 5 min
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Pollution plastique : Des sportifs de l’extrême alertent sur l'omniprésence de déchets dans la nature

En cette période de crise climatique, nombreux sont ceux qui cherchent à agir. Mais personne ne sait vraiment comment faire passer le message efficacement. Récemment, ce sont des sportifs de l’extrême qui ont décidé de poser sur des tas de déchets pour dénoncer la pollution plastique omniprésente dans la nature (en montagne, en plaine ou en mer). On vous en dit plus sur leur action et leurs motivations.

Des sportifs de l’extrême (apnéistes, skieurs, vttistes, parapentistes…) s’engagent à leur façon pour la défense de l’environnement. Ces personnalités influentes du monde du sport outdoor ont décidé de poser en action sur des tas de déchets pour dénoncer la pollution plastique qui jonche de plus en plus leurs terrains de jeux dans la nature. Loin de vouloir culpabiliser le grand public — eux non plus ne sont pas blancs comme neige —, ils souhaitent promouvoir l’aspect « solution » et notamment le tri des déchets.

Des photos insolites dans les poubelles

À travers une séance photo réalisée dans une déchetterie du groupe Sclavo Environnement à Fréjus, des sportifs (Kilian Jornet, Jean-Frédéric Chapuis, Romain Raisson, Liv Sansoz, Stéphane Tourreau, Laurie Renoton, Mathieu Navillod entre autres) ont voulu symboliquement montrer de quelle manière l’environnement dans lequel ils évoluent se dégrade. 

Sous l’œil du photographe Dom Daher, plus habitué à photographier des skieurs que des tas d’immondices, ils ont posé pour 2 photos : « L’une évoquant le problème, pratiquer sa passion sur un monticule de détritus. L’autre, la solution, une image sur la chaine de tri » de chez Sclavo, une entreprise au « taux de revalorisation des déchets de plus de 93 % ».  

Pas d’extrémisme en matière d’écologie

Ces sportifs de l’extrême ne le cachent pas, ils ne sont pas champions en termes d’empreinte écologique.

« Je fais de la moto tout-terrain, c’est vrai, ce n’est pas considéré comme une activité super compatible avec l’environnement, mais quand je le fais, j’essaie de faire au maximum attention », concède Jean-Fred Chapuis.

En revanche, ce qui l’ennuie, c’est de retrouver encore des mégots en montagne. Il affirme pouvoir remplir un sac poubelle entier lorsqu’il s’y promène l’été.

L’idée que veulent transmettre ces sportifs de l’extrême, c’est que l’on n’est pas obligé de remettre toute sa façon de vivre en question. Ils prônent plutôt des gestes écolos qui tiennent du bon sens, comme ne pas jeter de déchets dans la nature par exemple.

« Je suis peut-être naïf, mais je pense qu’il y a de la place pour chacun et ses activités », partage-t-il sur le site internet du projet. 

Les pouvoirs publics doivent s’impliquer

Pour Romain Raisson, qui plaide lui aussi coupable, ce sont les pouvoirs publics qui doivent envisager des solutions à grande échelle.

« En tant que pratiquant de ski, qui est une pratique énergivore, je suis le premier à me dire que je fais tout mal. En tant que parapentiste et vététiste aussi : rien ne se recycle dans ces disciplines ! Trop de trajets en voiture, trop de matériel dans les placards. »

Alors que propose-t-il ? D’augmenter la fréquence des transports publics en station de ski par exemple.

« Aux Arcs, nous avons un funiculaire qui monte en station. Très bien, on ne prend pas la voiture. Mais pourquoi restreindre autant les horaires d’ouverture ? », demande-t-il.

 Autre proposition émise par le sportif :

« Pourquoi ne pas turbiner l’eau des canons à neige pour faire de l’électricité ? »

Chacun peut mettre en place des actions pour limiter la pollution plastique

L’apnéiste Stéphane Tourreau constate de son côté que les océans en pâtissent également :  

« Il y a de plus en plus de déchets dans la mer, des vagues de plastiques. Les zones tropicales où l’on plonge sont de plus en plus souvent et durement touchées par les cyclones et les ouragans ».

Témoin direct de cette pollution qui s’accumule et de son impact sur la biodiversité, il « organise ou participe à des campagnes de ramassage sur les plages ». Il assure aussi faire de son mieux pour limiter sa consommation d’eau et a adapté sa façon de s’entrainer pour pouvoir le faire dans un lac proche de son domicile et ainsi limiter ses déplacements.

Il déclare également être dans une démarche zéro déchet au quotidien.

« À mon sens, ce n’est qu’en développant d’abord notre être et notre lien à la nature que nous (re) prendrons conscience de son importance et que nous créerons des actions ! », a-t-il déclaré au site neufdixieme.com, sur lequel on peut retrouver les photos et témoignages des sportifs.