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Télévision : une industrie polluante qui tente de se mettre au vert Lecture : 4 min
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Télévision : une industrie polluante qui tente de se mettre au vert

Des groupes électrogènes au diesel, des plateaux immenses à climatiser, de nombreux déplacements : l’industrie audiovisuelle est polluante. Pourtant ces dernières années, les initiatives pour limiter l’impact environnemental des tournages de séries et émissions se multiplient. Explications.

L’empreinte écologique des tournages de nos séries, films et émissions favorites n’est pas négligeable. Un tournage génère de grosses quantités de déchets, et nécessite une grande consommation d’énergie, ne serait-ce que pour tout le matériel électronique, ou les transports.

Climatisation, éclairage et groupes électrogènes : d’énormes émissions de CO2

Lors des tournages en extérieur, la lumière est produite par des groupes électrogènes fonctionnant au diesel. De même lorsque les tournages se font en studio, certaines grosses productions qui sont diffusées en direct, comme l’émission « Danse avec les stars », ont recours à ces mêmes groupes électrogènes, présents pour prendre le relais en cas de coupure électrique.

À cela s’ajoute la climatisation avec pas moins de 1300 m2 pour le plateau de "The Voice", ainsi que la consommation électrique nécessaire à la régie, à la sonorisation et à l’informatique. Sans oublier la logistique et les déplacements de l’équipe.

Au final, ce sont dix tonnes de CO2 qui sont émises en une heure de tournage en plateau pour une émission de divertissement, soit l’équivalent de ce qu’émettent seulement deux personnes en une année. Dans le cas d’un épisode de série filmé en extérieur, de 35 à 200 tonnes de CO2 sont émises en une heure de tournage.

Pour des émissions comme « La carte au trésor », quatre hélicoptères sillonnent le ciel pendant des jours, brûlant en tout 100 000 litres de kérosène par saison. En contrepartie, les producteurs investissent dans ce qu’on appelle désormais « la compensation carbone » : pour contrebalancer la pollution générée durant l’émission, ils aident à financer des projets de développement durable ou soutiennent financièrement la lutte pour la préservation de la biodiversité.

Des producteurs et des chaînes qui multiplient les efforts en faveur de l’environnement

Véhicules hybrides ou électriques pour le transport du staff, des invités et des acteurs, dons alimentaires à la Croix-Rouge par l’émission « Top Chef », cantines sans viande rouge, groupes électrogènes à hydrogène du côté de France Télévisions et plateaux non climatisés pour les émissions de Sophie Davant : les efforts se multiplient, plus ou moins convaincants.

Pionnière en la matière, la série « Plus belle la vie » a mis en place depuis de nombreuses années une série de mesures visant à réduire son impact environnemental. Les scripts sont lus sur tablettes, évitant ainsi l’impression de 1,5 million de feuilles de papier A4 par an. Un partenariat avec Veolia permet de recycler et redistribuer le papier utilisé durant le tournage.

Les comédiens de « Plus belle la vie » sont emmenés sur le tournage en véhicules hybrides, la cantine est bio et les épluchures sont utilisées pour faire du compost. Fini le café en capsules jetables, place à une machine à grains. Pas de vaisselle en plastique, mais de la « vraie » vaisselle, réutilisable.

Les décors sont recyclés, les projecteurs sont équipés de LED pour consommer moins et des panneaux solaires ont été installés sur les toits des plateaux de tournage.

La série « Baron Noir » s’y est mise également, et a fait intervenir l’entreprise Secoya, spécialisée en écotournage, pour améliorer la gestion des déchets. Mêmes efforts pour le feuilleton « Demain nous appartient », la série « L’effondrement » ou pour le tournage des « Bracelets rouges ».

L’industrie audiovisuelle pratique la politique des petits pas, et la prise de conscience écologique gagne du terrain sur les plateaux de tournage.




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